08 novembre 2009
2012 ébauche d'une refondation de la GAUCHE par DSK
la campagne des présidentielles 2012 débutera chacun le sait en 2011 voir sans doute fin 2010.
c'est à dire demain.
le PS toujours englué dans ses contradictions de personnes, n'a toujours pas accouché d'un programme crédible , ni de projet d'alliances gagnant.
Le seul candidat potentiel (réaliste)qui fait aujourd'hui encore la une de tous les sondages est et reste DSK.
rappel de son "testament" alors qu'il se préparait à rejoindre le FMI en 2007
lu sur le site de DSK
05 juillet 2007
"Refonder la gauche
Bonjour à toutes et à tous,
A l’orée des vacances d’été, qui permettront à tous de se reposer après une année politique chargée, je tiens à attirer ici votre attention sur les trois tribunes que j’ai signées récemment dans le Nouvel Observateur.
Si la rénovation du parti socialiste et de la gauche passe nécessairement par l’arrivée aux responsabilités de visages nouveaux dans le paysage politique, il serait illusoire de faire de cette refondation une simple question d’âge : le débat sur les idées est indispensable.
C’est pourquoi je vous invite à discuter, commenter, critiquer, débattre de ces textes que je vous soumets.
Je vous souhaite de très bonnes (et studieuses !) vacances,
dsk
Pour une société juste
« Nous venons de subir une troisième défaite consécutive à l’élection présidentielle. Manifeste au soir du 6 mai, elle était latente depuis le premier tour, le 22 avril : jamais le score de la gauche n’avait été aussi bas. La défaite vient de loin. Elle sanctionne un refus, celui de nous réformer. C’est à cela que je veux aujourd’hui m’attacher.
Rendre un avenir à la gauche : voilà l’enjeu. Il faut le faire en regardant le monde tel qu’il est, avec les Français tels qu’ils sont.
Le socialisme du réel doit être celui d’une gauche efficace au temps de la mondialisation. Trois principes l’animeront : une vraie compréhension des inégalités et non pas une grille de lecture dépassée, une efficacité sociale et non pas des slogans inopérants, une stratégie émancipatrice redonnant de la force à l’idée de progrès.
Osons le dire : notre lecture de la lutte des classes est totalement dépassée.
Il est devenu commun d’annoncer la "fin d’Epinay", c'est-à-dire l’épuisement du grand cycle historique de la gauche française, né en 1971 de l’unification des socialistes par François Mitterrand autour d’un mot d’ordre, la rupture avec la société capitaliste, et d’une stratégie politique, l’Union de la gauche. Nous devons tourner cette page pour ouvrir un cycle nouveau.
Nous devons le faire pour les raisons que chacun perçoit : parce qu’il est temps que les nouvelles générations de la gauche puissent écrire leur propre histoire ; parce que cette rhétorique révolutionnaire a depuis longtemps perdu tout rapport avec notre pratique du pouvoir ; parce que l’état actuel des forces à gauche pose la question de notre stratégie et de nos alliances.
Mais nous devons le faire pour une raison plus profonde : le cycle d’Epinay est achevé parce que la vision de la société sur laquelle il reposait est devenue caduque.
"La lutte des classes", la réduction "en dernière instance" de l’ensemble des inégalités au clivage capital / travail, l’illusion d’un prolétariat homogène et uni entraînant dans son sillage l’ensemble du salariat ne constituent certes plus les principaux leitmotivs du discours socialiste. Mais faute d’avoir réalisé lors des dix dernières années notre aggiornamento, notre analyse de la société continue de s’inspirer d’une vague lecture marxiste, héritée des années 1960, qui analyse les problèmes économiques et sociaux à partir du vieux triptyque couches populaires / couches moyennes / détenteurs du capital, sous l’angle exclusif de l’affrontement et de l’équilibre entre ces classes sociales.
C’est le décalage croissant entre les mutations, accélérées, de la société française et nos grilles de lecture, obsolètes, qui compose à mes yeux la toile de fond de nos revers électoraux. Pour le dire autrement, il me semble qu’en 2002 comme en 2007, nous avons d’abord buté sur notre inaptitude à analyser la nouvelle réalité sociologique française.
Cette nouvelle réalité, c’est celle de la fragmentation sociale.
Les inégalités traditionnelles n’ont pas disparu dans la société française des années 2000 : la mondialisation exacerbe la subordination du monde du travail aux détenteurs de capitaux. Les disparités de revenus et de patrimoine entre les cadres et l’ensemble des salariés d’exécution, qui agrége les ouvriers à la masse des employés du tertiaire aux salaires peu élevés, ne se réduisent guère.
Mais ces inégalités traditionnelles n’expliquent plus la dynamique sociale. Un puissant processus d’individualisation a fait imploser les anciennes "classes". Il n’est pas indifférent d’avoir un emploi ou de disposer de revenus de transfert, de bénéficier d’un CDI ou d’évoluer dans l’univers des CDD, de travailler dans une grande entreprise ou dans une PME, dans une zone tirée par la mondialisation ou frappée par la désindustrialisation, dans le secteur public ou dans le secteur privé. A cela s’ajoute tout ce qui ne relève pas du statut socio–professionnel mais joue un rôle décisif dans la distribution des richesses et des possibilités d’épanouissement personnel : les inégalités entre les sexes et entre les générations, ainsi que les discriminations raciales. Tout ceci se résume dans ce qui traduit une large part du malaise français : les inégalités territoriales.
Il n’y a pas deux France, "la France d’en haut" et "la France d’en bas", la France qui va bien et la France qui souffre, mais une France éclatée en mille univers : celui des jeunes de banlieues et celui des retraités des zones rurales, celui des nouveaux prolétaires des industries de l’Est, celui des travailleurs précaires maintenus aux marges de la société, celui des salariés qui ne jugent pas toujours légitime l’effort fait en direction de moins bien lotis qu’eux.
Le temps n’est plus où la gauche pouvait se contenter d’être le porte-parole du seul prolétariat dans un monde injuste. Aujourd’hui, elle doit redéfinir ce qui fonde une société juste.
Nicolas Sarkozy a fait son miel des antagonismes que nourrit l’hétérogénéité sociale. En choisissant ses boucs émissaires, en épousant la méfiance spontanée qu’inspirent les "assistés" aux salariés "qui se lèvent tôt", en opposant la France des campagnes à celle des "racailles", il s’est donné les moyens de réunir une majorité. Il a joué sur les peurs et les rancoeurs, mais aussi sur l’espoir d’une énergie nouvelle. Je suis convaincu qu’il sera impossible pour la gauche de reconquérir le pouvoir et de l’exercer durablement si elle ne prend pas, elle aussi, la mesure de cette nouvelle société française. C’est cette mise à jour qu’il nous faut faire. C’est à ce socialisme du réel que je veux convier la gauche et les Français.
Pour retrouver une crédibilité politique, nous devons éviter trois écueils : ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu’on peut encore construire un "front de classes" à l’ancienne autour de quelques mots d’ordre anticapitalistes et altermondialistes ; capituler devant la "société des individus" en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ; contourner le problème en faisant de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue social une fin en soi.
Pour moi, trois pistes mènent à notre rénovation idéologique.
D’abord, la promesse d’un Etat social à nouveau efficace.
Chacun constate combien il s’est dégradé depuis 2002. Je crains que les dégâts à venir ne soient comparables à ceux qu’infligea le thatchérisme au Royaume-Uni des années 1980. Mais je crois aussi que s’enfermer dans la seule défense des acquis condamne la gauche à n’être qu’un rempart vite contourné face au réformisme libéral. Pour rester fidèle à ses valeurs, la gauche doit reconnaître la nécessaire adaptation de notre modèle social aux défis de la mondialisation, du vieillissement démographique et de l’individualisation des situations. Rien n’est tabou : sur le financement des retraites, l’évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics, les électeurs potentiels de la gauche attendent de notre part un discours de vérité pour reconstituer notre crédibilité.
La gauche doit aussi répondre à la demande de protection face à la mondialisation : je continue de penser que la construction de l’unité politique de l’Europe est la seule réponse stratégique sérieuse que les socialistes puissent opposer aux contradictions du discours de Nicolas Sarkozy, qui a promis tout à la fois le libre marché au CAC 40 et le protectionisme aux salariés.
Enfin, cet Etat social renouvelé doit désormais promouvoir cette catégorie d’entrepreneurs qui inventent notre avenir. Nous devons les considérer comme d’authentiques acteurs du progrès social et non comme des "ennemis de classe" à vouer aux gémonies.
La deuxième piste est celle d’un nouveau compromis social.
Nous devons assumer plus clairement nos priorités politiques et définir le type de société que nous voulons bâtir : quel partage de la valeur ajoutée, quel arbitrage entre la progression du pouvoir d’achat des différentes catégories de salariés et le soutien à la lutte contre l'exclusion et au noyau dur du chômage ? Est-il concevable que nous revenions devant les électeurs sans avoir déterminé la répartition de l’effort fiscal qui nous semble souhaitable ?
La troisième piste enfin touche à l’utopie fédératrice de l’égalité réelle et d’une société juste.
Adopter le socialisme du réel que je préconise, ce n’est pas se résigner au pragmatisme et à l’ordre établi : il s’agit de faire face à la réalité pour pouvoir la changer. Je crois d’ailleurs que la gauche ne peut se passer, dans notre pays, de cet horizon d’une transformation radicale de la société qui, depuis la Révolution, donne sens à ses combats.
La "rupture avec le capitalisme" a cédé la place à un nouvel objectif tout aussi stimulant : la construction par l’égalité réelle d’une société juste.
L’égalité réelle, c’est d’abord l’égalité des droits, la lutte contre les discriminations sexistes, raciales, générationnelles, territoriales. Mais c’est aussi la lutte contre la reproduction sociale qui demeure, malgré la "massification" du système scolaire voulue par la gauche, une réalité structurante de la société française.
Articulé autour de propositions audacieuses et d’engagements financiers précis en matière d’éducation, de santé et de logement, ce mot d’ordre peut, lui aussi, être fédérateur dans une France qui aspire profondément à relancer l’ascenseur social. Si la gauche ne se fixe pas cette nouvelle frontière comme horizon, on pourra légitimement se demander à quoi elle sert.
Le socialisme est d’abord une protestation contre l’ordre existant. Mais il exprime aussi une volonté d’émancipation concrète. C’est ce que je développerai dans ces colonnes lors des quinze jours à venir. »
Refondation de la gauche ( 2 )
Pour une nouvelle cohérence économique et sociale
Par Dominique Strauss-Kahn
« Deux constats s’imposent à nous. Notre compétitivité s’érode : la France est en train de perdre la bataille économique. Notre modèle social a un coût très élevé alors même que son efficacité dans la lutte contre les inégalités paraît faiblir.
De ces deux constats indiscutables, Nicolas Sarkozy a tiré une stratégie et une diatribe : la France doit retrouver sa compétitivité en liquidant son modèle social. Il semble penser de surcroît que cette liquidation ne suscitera guère de protestations, puisque ce modèle procure moins de bénéfices que par le passé et qu’il n’est plus créateur d’espoir.
Largement enfermée dans le schéma de la relance par la demande, la gauche a refusé de prendre toute la mesure de la perte de compétitivité de l’économie française et a continué de faire comme si l’on pouvait redistribuer sans trop se préoccuper de produire. Dans le même temps, elle n’a pas suffisamment pris en compte la montée en puissance de nouvelles formes d’inégalités et a considéré que les politiques sociales traditionnelles continuaient à fonctionner de façon satisfaisante.
Leur évidente incapacité à lutter contre la pauvreté et l’explosion des inégalités a été attribuée non à leur inadéquation grandissante, mais à une force de frappe insuffisante. Il ne s’agissait plus dès lors de les faire évoluer : il suffisait de les renforcer.
Que la thérapie retenue par Nicolas Sarkozy soit inappropriée ne change rien au diagnostic : entre deux constats fondés et partagés par une grande majorité de Français et une analyse doublement décalée, les électeurs ont choisi. Pour rétablir sa crédibilité, la gauche doit retrouver une cohérence économique et sociale qui permette de fonder une critique radicale du libéralisme sans se limiter à un pamphlet contre le capitalisme.
La compétitivité et l’égalité réelle
Si l’on veut remédier à la perte de compétitivité de notre économie, il faut en identifier les causes. Sur un marché devenu mondial, arrivent une quantité importante de travail et une moindre quantité de capital. Devenu relativement abondant, le travail voit son prix baisser ; demeurant relativement rare, le capital bénéficie d’une rémunération croissante. Pour autant, la stratégie conduisant la France à renouer avec une compétitivité forte ne passe pas par l’abaissement du coût du travail : quelle que soit l’amertume de la potion libérale imposée à l’économie française, le coût du travail n’y sera jamais assez faible pour autoriser notre pays à rivaliser en la matière avec les économies émergentes. Il faut au contraire promouvoir le type de travail qui, à l’échelle du monde, reste rare et peut donc être cher : le travail suffisamment qualifié pour nourrir l’innovation.
Quant à notre modèle social, il souffre aujourd’hui de deux faiblesses qui le rendent peu apte à contribuer à l’égalité réelle. Les politiques sociales sont d’abord trop réparatrices et pas assez préventives. Il ne suffit plus de constater les inégalités créées par le marché et de chercher à les compenser au moyen d’allocations diverses : il faut les attaquer à la racine, là où elles se forment, dès l’enfance, au travail, dans le tissu urbain. On ne peut plus se contenter d’aider les pauvres : il faut construire une société qui fabrique moins de pauvres. De ce point de vue, les politiques d’éducation et de santé sont les premières en cause. D’où la nécessité, sur certaines parties du territoire, d’allouer massivement du capital public à ceux qui ont peu de capital personnel. C’est ce qui justifie de limiter à quinze élèves l’effectif des classes dans certaines banlieues ou certaines zones rurales. C’est ce qui fonde l’opposition à l’instauration des franchises médicales et impose, à rebours, l’adoption d’une vigoureuse politique de prévention en direction des enfants et des familles pauvres.
Nos politiques sociales sont ensuite trop monétaires : elles reposent excessivement sur le versement d’allocations et font encore assez largement l’impasse sur l’accompagnement individuel. Le vieillissement de la population illustre l’inadéquation de ce modèle : sujet crucial des décennies à venir, il ne peut trouver de réponse pertinente dans la seule redistribution monétaire. Le problème des retraites est évidemment important ; mais l’adaptation du travail à l’âge des seniors, l’amélioration de la santé au travail ainsi que la prise en compte de sa pénibilité sont des questions tout aussi décisives.
Nous voyons tous aujourd’hui que les remboursements ne suffisent plus à garantir l’amélioration de l’état de santé des individus, contrairement à la mise en place de parcours de soins. Nous voyons aussi que l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire n’est pas véritablement un gage de la réussite à l’école, contrairement au renforcement de l’encadrement des élèves et du soutien qui peut leur être apporté.
Le social dans l’économie
Ce qu’il nous faut finalement, ce n’est ni le social au mépris de l’économie, que la gauche a trop tendance à pratiquer lorsqu’elle croit pouvoir développer des politiques sociales en négligeant les conditions de leur financement, ni le social par l’économie, que la droite persiste à prôner parce qu’elle pense que quand l’économie va, tout va. C’est le social dans l’économie, c'est-à-dire des politiques sociales dont la mise en œuvre contribue à la croissance économique.
Quand on permet aux talents qui naissent dans les banlieues d’aller à l’université, c’est aussi l’économie dans son ensemble qui en bénéficie. Quand on améliore la santé au travail, c’est aussi la productivité qui s’élève. Quand on facilite le retour à l’emploi des salariés frappés par les délocalisations, c’est aussi le tissu industriel qui retrouve sa trame.
Si notre avenir repose sur la valorisation du capital humain de nos concitoyens, c’est parce que la protection contre les effets indésirables de la mondialisation passe par une économie plus efficace. Ce qui nous protégera à l'avenir, c'est la compétitivité, pas le repli. Il nous faut donc un Etat qui fasse de cette entreprise de valorisation sa tâche principale, non un Etat qui s’emploie à privilégier la rente en abaissant les droits de succession.
Une politique durable
Chacun comprend aujourd’hui qu’il n’est de politique efficace que si elle est durable. « Durable », cela veut dire qu’elle sera mise en œuvre longtemps et poursuivie avec opiniâtreté, mais aussi qu’elle sera efficace et financée à long terme - certains diraient « soutenable ». Il faut donc intégrer à la logique du développement des contraintes – sociales, environnementales, énergétiques - qui ont jusqu’alors été considérées comme latérales. Une fois la politique économique définie, on s’interrogeait sur ses conséquences sociales et environnementales pour en corriger éventuellement les effets. A l’avenir, il ne pourra plus en aller de la sorte. Il faut dorénavant que, dès sa conception, la politique tienne compte des conditions de sa durabilité.
Ceci vaut naturellement aussi pour les finances publiques. Le retour à un taux d’endettement supportable est la condition impérative d’une politique durable. On comprend aisément que ceci ne soit guère compatible avec une politique à courte vue d’allègements fiscaux.
Disons-le d’une phrase : aucune politique ne peut porter de fruits si elle n’est pas suffisamment acceptée par la société pour durer, durer, durer encore.
Le contrat et l’Europe
Comment le faire ? Question de méthode. Question d’espace aussi.
La méthode, c’est le contrat. Le contrat entre l’Etat et ses différents partenaires, en particulier les collectivités territoriales sur lesquelles reposeront, à l’avenir, une bonne part des politiques publiques. Mais aussi le contrat avec, et entre, les partenaires sociaux. Il faut pour cela des syndicats forts et, surtout, parfaitement légitimes. D’où l’ardente nécessité de mettre en place des mécanismes propres au renforcement de leur représentativité. D’où, aussi, l’importance d’engager de vraies négociations et de se refuser à poser constamment le pistolet de la loi sur la tempe des partenaires sociaux. D’où, enfin, l’urgence de favoriser l’émergence d’un nouvel acteur, le consommateur, qui doit être en mesure de contester la toute-puissance des entreprises.
L’espace, c’est l’Europe. L’Etat-Nation n’est plus le lieu pertinent de la lutte contre les effets indésirables de la mondialisation. De cette affirmation banale, il faut tirer toutes les conséquences : donner à l’Union européenne les moyens de financer des politiques favorables à la croissance et à l’emploi comme de piloter la recherche ; négocier les premiers éléments d’une Europe sociale ; garder l’ambition de fonder une Europe politique. Je ne vois rien de cela ni dans le protectionnisme national qui nous a été promis pendant la campagne présidentielle, ni dans le mini-traité qui nous est annoncé par Nicolas Sarkozy.
Il n’y a pas d’avenir pour la France dans une vision trop étroitement nationale ou trop étroitement économique. Il n’y a pas d’avenir pour la gauche dans une vision trop étroitement sociale ou trop étroitement étatique. Notre avenir ne peut se construire qu’à travers la mise en œuvre, dans l’espace européen, de politiques négociées permettant de répondre à l’exigence sociale et de renforcer la compétitivité. Ceci passe par une réforme radicale de nos politiques publiques qui ne peuvent plus prétendre se limiter à corriger, après coup, les méfaits du capitalisme mondialisé. Il faut accepter de « se salir les mains », d’intervenir sur le fonctionnement même du système productif. Il faut un socialisme du réel. »
La nouvelle bataille des valeurs
Par Dominique Strauss-Kahn
« Pour conclure cette série de réflexions dans « le Nouvel Observateur », je voudrais dire quelques mots des valeurs qui peuvent guider la gauche aujourd'hui. Nous critiquons le monde tel qu'il est et nous voulons le transformer, mais nous ne pourrons le faire qu'en sachant ce que nous voudrions qu'il soit. Le socialisme du réel ne peut se passer de l'idéal d'une société juste. Les Français exigent des partis des réponses concrètes aux problèmes de leur vie quotidienne, mais ils cherchent également dans le discours politique une représentation de ce qu'ils font et peuvent faire ensemble. De ce point de vue, nous n'avons pas perdu en ce début d'année 2007 la seule bataille des projets économiques et sociaux. En laissant Nicolas Sarkozy imposer sa vision de la nation, de l'ordre, du travail, du mérite, nous avons aussi perdu la bataille des valeurs, faute de l'avoir livrée avec nos armes. Il y a, bien sûr, au coeur de la gauche, une aspiration qui traverse les époques : une soif de justice et de liberté, une révolte contre la fatalité, les privilèges et la domination, un humanisme fondamental qui conduit à reconnaître en chaque homme un alter ego. Née des Lumières, elle a été portée par la Révolution française puis par le mouvement socialiste dont nous sommes les héritiers. Elle nous survivra. Mais cette aspiration ne suffit pas à nous définir. Les valeurs elles-mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l'Histoire. La gauche est une conscience collective qui cherche sa voie à travers des expériences successives. Nous avançons, nous tâtonnons, nous inventons des modèles ; et à chaque époque nouvelle, nous devons tirer de ce que nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis aussi les leçons qui nous permettront de reformuler notre vision du monde.
La liberté ordonnée
Les années 1960 et 1970 nous ont légué une cohérence marxiste et libertaire : alors que les libertés économiques étaient suspectes, les libertés individuelles se trouvèrent sacralisées. Cet héritage demeure notre socle. Face à l'insécurité économique, aux dégâts écologiques, aux inégalités sociales qu'il engendre, nous persistons à vouloir réguler le capitalisme. Contrairement aux libéraux, qui veulent « libérer » le marché de toutes ses entraves, nous continuons de penser, en sociaux-démocrates, qu'il faut organiser la tension entre le capital et le travail. Aussi nous efforçons-nous d'encadrer le fonctionnement du marché. Mais, parallèlement, nous avons progressivement reconnu que la liberté d'entreprendre était source d'efficacité économique et créatrice de richesse. De notre capacité à convaincre de la cohérence de ces deux affirmations - la nécessaire régulation du capitalisme et la nécessaire promotion des entrepreneurs - dépend, pour une bonne part, l'avenir de la gauche. Il nous faut de même concilier la loi et l'ordre. Frappée d'hémiplégie, la gauche a longtemps négligé la répression, confiant à la seule prévention le soin de garantir la sécurité. Une pathologie symétrique conduit aujourd'hui la droite à tout miser sur la répression. Sanctionner sans faiblesse les atteintes à la loi après avoir mis en oeuvre les moyens permettant d'éviter la multiplication des infractions : telle est la voie que doit emprunter un socialisme du réel. Le moment est venu d'entériner cette évolution idéologique. Pour traduire ce double rééquilibrage - de la liberté et de la responsabilité, des droits et des devoirs -, j'aime à parler de liberté ordonnée. Les batailles sémantiques et symboliques sont des batailles politiques ; à l'heure où la droite engage une offensive caricaturale contre l'esprit de Mai-68, je crois important de montrer que la gauche est capable de faire bouger les lignes sans pour autant céder en rien, ni dans les mots ni dans les propositions, à l'idéologie de ses adversaires.
L'égalité réelle
Poser en principe que les seules inégalités sociales et économiques acceptables sont celles qui bénéficient aux membres les plus défavorisés de la société, c'est donner un contenu concret à l'égalité. Il ne s'agit pas d'éliminer les différences « naturelles », même si l'on sait à quel point elles sont socialement et familialement conditionnées. L'égalitarisme niveleur, qui est par exemple à l'origine d'utopies scolaires comme celle du « collège unique », refuse aux plus mal lotis ( promus de classe en classe à l'ancienneté ) l'opportunité de progresser selon des rythmes et des méthodes adaptés à leurs capacités réelles. Parce qu'il bride les talents des plus doués, cet égalitarisme est responsable d'une seconde injustice à l'endroit des moins favorisés : les chances qu'ont ces derniers de bénéficier un jour du fruit des efforts des premiers en sont diminuées. La justice ne consiste pas à nier ou à entraver les talents au prétexte de leur répartition arbitraire, mais à les faire contribuer à l'amélioration des perspectives des membres les moins bien dotés de la société. La conception sociale-démocrate de la République, ce n'est donc pas l'égalitarisme niveleur. Mais ce n'est pas davantage l'ouverture d'une course inégale à la domination telle que la prône Nicolas Sarkozy, lequel semble faire sienne la formule de Hayek : « A ceux qui ont, l'on donnera. » Ma conception, c'est celle de la mutualisation des talents : nous devons les regarder comme des atouts collectifs et nous considérer mutuellement comme les bénéficiaires des avantages résultant de leur épanouissement. Il n'y a rien de choquant à prétendre que l'activité collective de la société est mieux à même que l'égoïsme individuel de soutenir nos efforts, de susciter notre contribution, et de rendre réalisable ce dont nous sommes capables.
La fraternité laïque
A la fragmentation du salariat qui érode le sentiment de classe, à la mondialisation qui désarticule les Etats-nations s'ajoute depuis quelques décennies la montée d'une forme d'individualisme invitant chacun à cultiver son autonomie et à affirmer sa différence. Mais les solitudes et les angoisses qui accompagnent cette nouvelle donne font aussi resurgir les besoins d'appartenance et les revendications identitaires. De nouveaux réseaux de communication et de sociabilité se développent, de nouvelles références territoriales ou religieuses apparaissent, mettant sous tension la conception républicaine de la nation. L'égalité réelle suppose le souci du bien commun. Mais elle ne requiert pas l'uniformité des croyances, des moeurs et des cultures. Respecter l'égalité des droits des citoyens impose de ne pas leur prescrire une manière de vivre déterminée ou une conception particulière du bonheur privé - fût-ce celle de la majorité d'entre eux.
C'est ainsi que la pluralité des orientations sexuelles appelle de la part de la démocratie autant de respect que la diversité culturelle : elle est une richesse que doivent accueillir favorablement les sociétés libres, un des innombrables moyens par lesquels ces dernières échappent à l'uniformité. Il y a toutefois un point sur lequel nous ne devons pas, à mon sens, transiger : notre refus d'une communautarisation insidieuse de la société et de l'espace public qui, en enfermant les individus dans des identités figées et en imposant une représentation ethnicisée de la société, perpétuerait durablement les inégalités. Loin de tout archaïsme, notre attachement viscéral à la laïcité reste, de ce point de vue, un combat pour l'émancipation et l'égalité.
Là aussi, la doctrine de la gauche doit faire la part entre la fidélité à son héritage idéologique et la prise en compte des nouvelles réalités sociologiques. L'hospitalité que la démocratie accorde aux différences n'est pas faite d'indifférence aux individus et aux valeurs : elle résulte de la séparation à laquelle procède la démocratie entre le public et le privé d'une part, le politique et le religieux d'autre part. La démocratie ne peut donc admettre qu'au nom de leur singularité personnelle ou de leur particularisme culturel des individus ou des groupes remettent en question la laïcité, condition même de la tolérance dont ils bénéficient.
Le progrès maîtrisé
Comment achever l'esquisse d'une refondation de la gauche sans revenir sur la notion de progrès ? Cette dernière n'est plus à la mode. Le repli sur elle-même d'une société inquiète laisse douter du progrès social ; les bouleversements environnementaux font voler en éclats l'illusion de l'asservissement sans limites de la nature ; l'émergence de nouvelles interrogations morales, liées par exemple à l'utilisation des cellules souches ou des OGM, effraie autant qu'elle fascine. La défiance qu'inspire l'idée de progrès se nourrit de l'opacité qui entoure les expérimentations scientifiques comme les grands choix technologiques, notamment en matière énergétique. Aussi est-il sans doute nécessaire de placer ceux-ci sous un rigoureux contrôle démocratique. Mais refuser toute dérive scientiste ne nous dispense pas de renouer avec le règne de la raison, qui est, depuis deux siècles, la marque des progressistes. Rejeter frénétiquement l'expérimentation scientifique, s'abriter couardement derrière la recherche du « risque zéro », voilà qui pave la voie d'un retour de l'obscurantisme que la vénération de la nature tente d'habiller idéologiquement. C'est, ici encore, l'identité même de la gauche qui est en jeu. Réel et donc rationnel : tel est le socialisme que je veux aider à refonder. »
02 octobre 2009
Logements de fonction; retour d'un vieux serpent de mer
ABUS des logements de fonction? un vieux serpent de mer refait surface!
Certaines injustices deviennent insupportables aux yeux des français confrontés depuis près de deux ans à une crise sociale sans précédent en FRANCE.
L'annonce de l'ébauche du budget 2010 inquiète l'ensemble des citoyens.(150 milliards d'euros de déficit cette année et autant l'année prochaine)
Tous les Français sont ils logés à la même enseigne?
Nos journalistes au passage grassement payés et bénéficiant eux aussi d'avantages fiscaux injustes aux yeux du " citoyen ordinaire" pointent du doigt cet avantage typiquement français.
Certes plus de 100 000 logements de fonction sont attribués en FRANCE dont 80 000 pour le seuls gendarmes.
Cette catégorie de militaires corvéables à merci 24 heures sur 24, est logée au sein d'enceintes "encore" militaires. (et de ce fait ne payent ni impôts locaux ni taxes foncières diverses)
Est ce injuste? compte tenu des astreintes de tout type qui pèsent sur eux mais aussi sur leurs familles?
Souhaite t on la suppression de ce corps d'élite et son départ de nos armées ?
souhaite t on que toutes les force de maintien de l'ordre deviennent des fonctionnaires civils?
car c'est avant tout de cela dont il s'agit. même si cette question "vicieuse" n'est pas directement posée. (en pré suposant l'intelligense à priori de nos journalistes)
Concernant les quelques 8 à 10 000 logements résiduels, ouverts ou mieux offerts à certains hauts fonctionnaires, il est certains que des abus sont réels, mais allons nous demander à nos préfets
d'aller loger dans des HLM (même si ceux de Neuilly hébergent encore des personnes dont les revenus devraient leur en interdire l'accès)
Allons nous demander à nos ambassadeurs de se loger dans les bidons villes des pays où ils sont encore sensés représenter le pays au nom d'un égalitarisme stupide?
Allons nous demander à nos militaires exspatriés de vivre dans des huttes ou des HLM sous pretexte d'égalitarisme?
les études menées par la cour des comptes montrent que si les mesures proposées aboutissaient l'état ne pourrait récolter que moins de 20 millions d'euros à comparer aux 150 milliards de déficit actuel pour quelques années.
Or cette mesure démagogique, et surtout inutile, aurait des conséquences que tous connaissent sur la qualité future des recrutements de nos hauts fonctionnaires qui déjà ont très vite tendance à aller pantoufler dans le privé et non au service de l'état.
Souhaitons nous de départ définitif des Gendarmes des armées?
Et logiquement ces mêmes démagogues demanderont ils aussi demain aux instituteurs de payer leurs loyers ou de supprimer leurs indemnités compensatrices de logement au risque de n'avoir comme instituteurs dans certaines régions ou quartiers difficiles que des ânes batés?
Il appartient à chaque ministère de faire le ménage, mais sans doute de charger la cour des comptes de le faire en modifiant ses missions .
En supplément (lu sur l'express)
- Article - Les privilégiés de la République,
- Article - Elysée, d'un palais l'autre,
- Article - Un bail précaire sous les dorures,
- Article - Des cadres très soignés,
- Article - Les hôtes de la grande maison,
- Article - Le joli patrimoine de la Banque de France
- Article - Le boudoir de Joséphine
- Article - Appartements de prestige
- Article - Fadela Amara: "Pourquoi je veux rester"
29 septembre 2009
PS repenser la gauche, toujours rien de nouveau....?
REPENSER la GAUCHE
La première défaite de la gauche n'est qu'un prélude aux déroutes suivantes . le PS n'est même plus assuré de conserver 50% des régions qu'il gouverne encore.
Ce ne sera pas un rapt de la majorité présidentielle mais la décision incontestable du peuple FRANCAIS que tout démocrate se doit d'accepter au risque d'avouer qu'il n'en est ou n'en a jamais été un.
L'analyse comme toujours de très haut niveau, faite par Jacques ATTALI devrait permettre aux dirigeants de ce parti que leurs déroulements de carrière sont peu de chose au regard de l'avenir de leur parti, de la démocratie Française et plus encore de l'intérêt du peuple.
Jacques ATTALI major de promo de L'école polytechnique, diplômé de l'école des Mines et de surcroît Enarque détient sans doute toutes les tares aux yeux des illétrés et des ânes.
Mais pour ceux qui connaissent le niveau de sacrifice à conssentir pour intégrer au moins l'une de ces prestigieuse écoles savent ipso facto la puissance intellectuelle de cet homme hors du commun.
Que l'on soit ou non de son camp politique, il est un devoir par honneteté d'écouter et de comprendre, ce qui pour certains est sans aucun doute la phase la plus délicate....
12 mai 2007
Repenser la gauche.
La gauche française aurait du gagner ces élections présidentielles :
Un président sortant impopulaire ; un bilan peu flatteur d’une majorité
de droite à bout de course ;
un pays vieillissant désireux de maintenir la protection sociale;
une jeunesse désireuse de réussir l’intégration des minorités et
de lutter contre les scandaleux privilèges des plus riches ;
un candidat de droite qui ne se cache pas de l’être.
Et pourtant la gauche a perdu.
Exactement pour les mêmes raisons :
Elle n’a pas su proposer un programme clairement de gauche.
Non pas une gauche des mots,
du populisme et du maintien des privilèges de quelques
uns des salariés
:cette gauche-là coule avec le parti communiste et les archéo-socialistes .
Mais une gauche moderne, capable de penser le monde,
de mettre à profit le progrès technique,
de repenser la justice sociale en se fondant sur un principe simple :
la fonction de la gauche est de donner une place plus grande
à la démocratie fasse au marché.
Et pour ca, capable de mettre en avant trois priorités :
la gratuité,
le savoir
et la responsabilité.
Et d’en déduire un programme précis, détaillé, cohérent, ambitieux ,
sur tous les sujets.
La gauche pourrait encore gagner les élections législatives,
si elle avait un programme de ce genre,
et si elle avait un candidat à la direction du gouvernement,
en cas de victoire.
Elle n’a ni l’un ni l’autre.
Et , à écouter la façon dont elle s’entre-déchire,
sur des faux débats, sur des querelles de personnes,
elle laissera encore passer sa chance.
On va voir triompher des faux maitres à penser,
expliquant que la France doit renoncer à être elle-même,
qu'elle doit se couler dans la mondialisation libérale,
qu'elle n'a plus son mot à dire dans la pensée du monde..
Quel gâchis…..
extrait de son blog
A propos de l'auteur
Professeur, écrivain, conseiller d'Etat honoraire, conseiller spécial auprès du Président de la République de1981 à 1991
, fondateur et premier président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement à Londres de 1991 à 1993,
je suis maintenant président de A&A, société internationale de conseils (www.aeta.net), spécialisée dans les nouvelles technologies,
basée à Paris, et président de PlaNet Finance (www.planetfinance.org), organisation internationale
à but non lucratif,
rassemblant l'ensemble des institutions de microfinance du monde. J'ai fondé en 1980 Action Contre la Faim; en 1984 le programme européen Eurêka (programme majeur européen sur les nouvelles technologies qui a inventé, entre autres, le MP3). J'ai aussi lancé, en 1989, un programme international d'action contre les inondations catastrophiques au Bangladesh. Ensuite, j'ai conseillé le secrétaire général des Nations Unies sur les risques de prolifération nucléaire. Je suis à l’origine de la réforme de l’enseignement supérieure, dite LMD, qui harmonise tous les diplômes européens.
Docteur d'Etat en Sciences économiques, je suis diplômé de l'Ecole Polytechnique, (major de la promotion 1963), de l'Ecole des Mines, de l'Institut d'Etudes Politiques et de l'Ecole Nationale de l'Administration.
J'ai enseigné l'économie théorique à l'Ecole Polytechnique, à l'École des Ponts et Chaussées et à l'Université Paris-Dauphine. Je suis docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères et membre de l'Académie Internationale des Cultures.
Je suis chroniqueur à L'Express et l'auteur de quarante livres, traduits dans plus de vingt langues et diffusés à plus six millions d'exemplaires dans le monde entier: des essais (traitant de sujets variés allant de l'économie mathématique à la musique), des romans, des contes pour enfants, des biographies et des pièces de théâtre.
25 septembre 2009
LA FRANCE face à la sortie de crise en 2012
Depuis quelques semaines les nouvelles distillées par BERCY nous annoncent comme soeur ANNE du haut de sa tour, que la situation s'améliore:
Est ce crédible? sommes nous toujours des veaux?
Certes la destruction d'emplois est moins forte qu 'en début d'année, mais chacun sait qu'en période normale 10 000 emplois sont perdus chaque jour et que le même nombre de postes étaient recréés chaque matin au sein de nouvelles entreprises.
Seule la balance c'est à dire le solde est encore aujourd'hui pris en compte dans ces calculs.
à quoi assistons nous depuis plus d'un an?
Une destruction massive mais prévisible de tous nos emplois industriels non protégés par des brevets et donc plus compétitifs sur le marché devenu depuis 1981 mondialisé.
Le secteur automobile qui représente plus de 750 000 postes directs mais près de 3 millions avec les sous traitants s'est retrouvé en première ligne suite aux baisses très importantes des ventes.
l'état est intervenu à bon escient, à savoir en injectant à crédit des fonds afin de prendre à sa charge une partie du prix de vente des voitures vendues depuis.
qui peut imaginer que cela puisse devenir la règle?
les imbéciles heureux (et ils sont si nombreux).
les ventes ainsi dopées de nos voitures en stock se traduit certes par un ralentissement des destructions d'emplois et surtout une relance très artificielle car payée à crédit de notre croissance trimestrielle qui atteindra 0,3% ce dernier trimestre.
Certes nos banques qui bénéficient d'aides extraordinaires de la part de l'état mais plus encore de la BCE semblent déjà en mesure de rembourser les aides qui avaient été consenties il y a juste un an: pourquoi?
personne ne s'étonne à BERCY de constater que par l'action de tous les gouvernements Européens, la BCE s'est presqu'alignée sur les TAUX de la FED.
En effet les banques US peuvent depuis un an emprunter à 0% et donc prêter à moins de 3% en dégageant des marges incroyables qui justifieront très vite la provision de centaines de milliards pour récompenser les traders en tout poil.
Concernant l'Europe nos banques dispose de crédit à 1% SEULEMENT
MAIS CONTINUENT à PRÊTER à 4 OU 5 POINTS ET MÊME à PLUS DE 6% POUR LES PME ALORS QUE LES ÉTATS GARANTISSENT TOUTES LEURS OPERATIONS.
Jamais nos banques ont bénéficié d'une telle situation, mais si elles peuvent dégager ces sommes colossales dopées par ailleurs par les 5000 milliards de dollars injectés dans l'économie mondiale (soit au passage 10% de toute la production annuelle du monde) cette situation est elle pour autant stabilisée et surtout DURABLE ?
Lorsque les aides considérables injectées à crédit depuis un an parviendront à leur terme, nos états pourront ils de nouveau injecter ces mêmes sommes courant 2010 ou 2011?
Chacun peut donner la réponse qui lui convient et comme Madame ROYAL il y a trois ans de répondre que deux et quatre peuvent faire 5 ou 3 selon l'attente.
Les effets d'annonce de BERCY seront dramatiques demain s'il s'avère que les hypothèses retenues soient fausses.
la reprises ne peut plus EN AUCUN CAS être pour 2010, le pic sera sans doute atteint au mieux en 2011 avec de nouvelles secousses en particulier quand nous arriverons à la fin de notre petit plan de relance (26 milliards à comparer aux 1700 milliards de notre PIB, aux 130 milliards de déficit pris en compte pour 2009 mais aussi aux 70 milliards de déficit de notre balance commerciale . (les 20 milliards de déficit de la sécurité sociale deviennent insignifiants devant de telles pertes)
Montant qui en aucun cas épongeront les 3 à 4% de pertes pris en compte par l'OCDE et même la cour des comptes soit (50 à 60 milliards c'est à dire trois fois plus que les sommes retenues en FRANCE)
Toutes ces péripéties appartiennent déjà au passé, les véritables enjeux sont ceux qui concernent la sortie de crise et la guerre économique qui succèdera à la crise financière et économique et ses lourdes conséquences inévitables sur le plan social.
chacun sait ou devrait savoir que les entreprises qui succèderont à celles qui ont été détruites ne créeront qu'un minimum d'emplois, voir dans certains cas AUCUN.
dans ces conditions que deviendront nos salariés au chômage?
Qui pose cette question aujourd'hui tant à droite qu'à gauche?
Qui explique au petit peuple que 86% de nos emplois privés se situent uniquement au sein de toutes petites entreprises de moins de 50 salariés, entreprises qui représentent 99% de l'ensemble du tissus de nos entreprises et dont 96% comptent moins de 20 salariés.
la France ne compte en effet que moins de 2000 entreprises de plus de 500 personnes.
Que deviendront nos fabriques de "bougies" demain quand chacun utilisera l'électricité?
Seule une véritable politique d'accompagnement de petites entreprises innovantes serait de nature à sauver les emplois des français demain. (voir toutes les fiches publiées sur ce blog)
Où en sommes nous? avons nous commencé, quand chacun sait qu'un délais de 5 ans au moins est nécessaire à la création de telles entreprises?
Nous perdons un temps précieux et la sinistre marquise de BERCY rassure le "bon" peuple, alors que l'orage inévitable devient perceptible par tous.
500 milliards à trouver avant 2017 pour éviter la faillite en FRANCE?
09 mai 2009
2012,les veaux français ou les cancres de l'économie
Les français sont des veaux......mais surtout des CANCRES en économie
De qui se moque t on en FRANCE?
depuis des semaines les nouveaux boucs émissaires sont les patrons du CAC 40.
Sociétés qui ont généré 103 milliards d'euros de bénéfice en 2007.
leurs salaires sont en effet passés parmi les meilleurs d'europe après avoir été à la traîne pendant plus de 20 ans.
Qui sont ces patrons?
sont ils d'ailleurs de véritables patrons?
La grande majorité sont d'anciens hauts fonctionnaires qui comme les politiques de notre pays effectuent une seconde carrière au sein de grands groupes que leurs camarades de promo de l'ENA qui sont en postes de responsabilité politique leur confient afin de les écarter comme concurrents de la vie politique.
Certes ces " salariés patronaux" car c'est ainsi que nous devrions le nommer, perçoivent des salaires qui dépassent très souvent 1 million d'euros par mois.
Salaires incroyablement élevés s'ils sont comparés à ceux de la base (50% des salaires français sont inférieurs à 1457€ nets mensuels) mais dans la norme dès lors qu'ils sont comparés à ceux des patrons des autres multinationales du monde entier. (39 sociétés françaises se situent dans les 500 plus grande sociétés de l'économie mondiale).
Ces patrons qui ne sont que des salariés comme les cadres de leurs entreprises font ce que tous les êtres humains font à savoir tirer parti de leur fonction (provisoire) à leur profit personnel.
99% des revenus et salaires des français sont inférieurs à 4600€ nets mensuels. c'est à dire que moins de 400 000 ménages perçoivent plus que cette somme.
0,1% seulement perçoivent plus de 10 000€ mensuels c'est à dire moins de 40 000 ménages.
à noter au passage que l'ensemble du monde des responsables politiques se situe dans cette frange (cumul des mandats,frais de déplacement divers et avantages divers) soit près de 5 à 10 000 personnes soit 25% des nantis du pays.
La réalité est tout autre. la FRANCE qui compte près de trois millions d'entreprises, ne dispose que de moins de 2000 entreprises de plus de 500 salariés.
99% DE TOUTES SES ENTREPRISES comptent moins de 50 salariés, c'est à dire
que moins de 30 000 entreprises disposent de plus de 50 salariés.
dans ces conditions les salaires des patrons français pour 99% sont dans un rapport de 1 à 4 par rapport au smic et non 1 à 400 ou 1000 pour les patrons salariés du CAC 40.
L'injustice si elle existe n'est plus là depuis longtemps. les patrons de PME françaises n'ont plus de hauts salaires, mais ils disposent de voitures de fonction, de frais commerciaux et divers prestations prises sur le budget de leurs entreprises même quand leurs familles en bénéficient.
La véritable richesse apparaît le jour de la vente de la société c'est à dire moins de 5 à 7 ans après la date de sa création.
Ventes le plus souvent effectuées à de grands groupes étrangers et de ce fait payées partiellement en FRANCE (1/10° comme les Icebergs) le reliquat étant invérifiable pour le fisc français du fait des paradis fiscaux où s'effectuent ces transactions (sociétés off shore de toutes les multinationales du monde dit civilisé)
2012 la fin de la crise au sein de la gauche française
2012 la fin de la crise? et après?
La méthode coué a parfois du bon dans la mesure où elle masque la réalité au citoyen de base
.
Si la descente aux enfers se poursuit jusqu'en 2012 comme l'indiquent déjà (du moins ne le démentent plus) les meilleurs spécialistes en économie, dans quel monde se trouvera la FRANCE quand l'économie mondiale redeviendra le fondement des rivalités d'un nouvel ordre économique.
La Chine qui aura investi plus de 2500 milliard d'euros dans les finances des USA aura la tentation comme les pays du GOLF de transférer ses économies vers la vielle Europe en prenant le contrôle de l'ensemble des multinationales qui règnent sur le monde.
L'EURO atteindra alors plus de trois dollars avec pour conséquence l'assèchement de la fabuleuse dette des USA au détriment du commerce extérieur de l'Europe.
Le monde occidental (USA et CEE) qui représentait encore en 2007 plus 50% de la richesse produite annuellement dans le monde, passera alors sous contrôle financier de la CHINE de l'INDE du BRÉSIL et des pays du GOLF.
Le monde qui verra alors le jour ne sera pas un monde anti capitaliste, mais certainement un monde définitivement anti marxiste.
Un nouveau monde capitaliste certes fondé sur le libre échange, sur la propriété privée et la liberté d'entreprendre, mais mieux contrôlé avec un transfert de pouvoir des 10% de l'humanité (USA et europe réunis) vers les nouveaux maîtres du futur capitalisme mondial à savoir les Chinois les Indiens et les Brésiliens soit près de trois milliards d'êtres humains à comparer aux 600 000 occidentaux en voie d'extinction démographique.
Quand on mélange un blanc et un jaune il ne reste que du jaune (Mao)
Les partis de gauche en France dont les logiciels idéologiques reposent encore et toujours sur le marxisme se placent dans une impasse idéologique définitive donnant ainsi l'avenir du pays aux seuls partis de droite .
16 décembre 2008
La génération des DEA à 800€ par mois en CDD en FRANCE
La génération des DEA à 800€ par mois en FRANCE
La similitude d'avenir des étudiants Grecs et des jeunes FRANCAIS.
Qui a menti à tous ces étudiants?
Pourquoi un bac plus cinq est il condamné en FRANCE comme en GRECE à des emplois de service en CDD?
Qui sont les responsables? où est l'erreur?
constater une évidence ne règle en rien un problème.
la France compte 27 millions de population active, le taux d'encadrement étant de près de 15%, pour une durée de vie de 40 ans, le flux de recrutement annuel est donc d'un peu moins de 100 000 postes de cadres.
Or 50 000 élèves sortent chaque année de nos grandes écoles (celles qui sélectionnent le meilleurs élèves du secondaire)
20 000 autres étant réservés en interne à la promotion professionnelle,
Il ne reste que moins de 30 000 postes de cadres chaque année dans le monde du travail en FRANCE dont plus de 15 000 concernent des recrutements de juniors qui ont perdu leurs emplois au cours de l'année en cours (moins de 40 ans).
230 000 jeunes sortent des études supérieures avec en poche un diplôme au moins égal à la licence (dont 10 000 doctorats)
Même un élève de CM2 qui calcule sur le problème de baignoires qui fuient est capable de comprendre qu'un diplôme universitaire n'est plus en FRANCE un sésame pour obtenir un emploi de cadre Raison pour la quelle sans doute la majorité de ces diplômés se retrouvent au sein de nos trois fonctions publiques dans des postes sans avenir liés à leurs statuts de recrutement. (Smic à vie ou presque)
si vous produisez 5 litres de lait et que vous ne disposez que d'une bouteille d'un litre, vous n'arriverez jamais à faire rentrer ces cinq litres dans la bouteille, 4 litres seront perdus;
Soit vous produisez moins, soit vous agrandissez le contenu de la bouteille.
Le monde universitaire a trompé notre jeunesse en refusant toute sélection comme elle se pratique depuis toujours en classe préparatoire et dans les grandes écoles.
Pourquoi?
la réponse s'impose d'elle même pour protéger les emplois des enseignants eux mêmes.
Le volume des étudiants n'étant que le prétexte à maintenir des filières pléthoriques quand tous savent que les formations n'ont aucun débouché professionnel.
En 1960 le nombre des élèves qui passaient les 1° et 2° Bac était de moins de 7% de la classe d'âge soit moins de 70 000. candidats c'est à dire un peu moins aujourd'hui que le nombre de correcteurs à ce même examen qui ne comprenait alors que 4 ou 5 filières seulement.
Pour régler ce problème il importe aujourd'hui d'aider les PME à s'étoffer et donc à créer des emplois de cadres, car paradoxalement la FRANCE est le seul pays de l'OCDE qui compte 1% de ses entreprises à plus de 50 salariés (27 000 exactement) dont seulement 2000 disposent de plus de 500 salariés y compris celles du CAC 40 (qui au passage ont été vendues à des fonds de pension US depuis 1982, merci Monsieur FABIUS d'avoir ouvert le capital de ces fleurons Français aux actionnaires US, en nous faisant perdre au passage le paiement des impôts (délocalisation de sièges) et pire encore le glissement de 10% de la masse salariale vers les dividendes des actionnaires.)
L'avenir de notre jeunesse s'écrit donc avec deux logiques différentes. celle des élèves les plus brillants qui ont eu la chance de suivre les filières scientifiques et ainsi pu accéder aux classes préparatoires avant d'intégrer la grande école de leur choix.
Soit moins de 50 000 élèves par an, volume qui au passage correspond exactement aux besoins d'encadrement de nos grandes sociétés.
Puis tous les autres soit près de 230 000 jeunes diplômés par an au minimum du niveau de la licence, où seuls les scientifiques et les tous meilleurs des autres filières peuvent espérer accéder un jour à un poste de cadre que notre économie n'offre et n'offrira jamais en volume suffisant pour répondre aux attentes des étudiants qui sont diplômés dans des filières n'ayant aucun avenir sur le marché du travail.
Nous pouvons nous étonner de la colère de tous ces jeunes diplômés, condamnés à galérer dans des emplois sans correspondance avec leurs qualifications.
mais qui leur a menti? Qui les a laissé s'engager dans des filières sans avenir?
Quels sont les enseignants qui ont eu le courage de dire la vérité?
Quelques uns comme certains professeurs de la sorbonne ont cependant le courage de dire à leurs Doctorants que sur 10 étudiants un seul pourra un jour espérer obtenir un poste d'enseignant et que tous le autres s'ils persistent doivent savoir qu'ils n'obtiendront jamais aucun poste universitaire dans leurs filières.
Ils doivent savoir qu'ils suivront des études sans aucun avenir professionnel et surtout s'interdire demain après 4 ou 5 ans de préparation de leurs thèses de demander à la société de leur fournir un emploi en adaquation avec leurs formations.
13 décembre 2008
LA FIN de la politique de l'AUTRUCHE monsieur le président
Nous écrivions sur ce blog en août dernier un appel au premier ministre pour qu'il réponde enfin à l'attente de plus en plus urgente des plus fragiles du pays.
fiche aôut 2008
nous annoncions même l'avenir certain du pays au cours des 18 prochains mois.
Face à une situation dont les effets sont malheureusement inévitables, la responsabilités de ceux qui exercent aujourd'hui le pouvoir ne pouvaient pas être tenus pour seuls responsables il ya trois mois.
rentrée sociale à hauts risque août 2008
http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/23/rentree-sociale-2008.html
La situation critique de trop de familles Françaises qui survivent à peine depuis des années sont trop fragilisées pour absorber SEULES ce que chacun sait au sein des cabinets feutrés de nos gouvernants.
L'article du conseiller du président Raymond SOUBIE est fort instructif à ce sujet.
extrait:
"La révolte ne gronde pas encore, mais elle a tout de même franchi à pas feutrés le seuil de l’Elysée. Excédés par un gouvernement totalement sourd à leurs revendications, les députés UMP ont fait part mercredi à Nicolas Sarkozy de leurs nombreux mécontentements. Vivement critiqué par l’aile la plus libérale de sa majorité, le chef de l’Etat s’est montré inhabituellement alarmiste, allant jusqu’à brandir le spectre d’une révolte populaire pour tancer les importuns. Au député Jean-Michel Fourgous, qui lui proposait une amnistie fiscale afin de rapatrier les capitaux évadés à l’étranger, Nicolas Sarkozy a très sèchement répondu : « Si j’étais assez dingue pour proposer à François Fillon une amnistie fiscale, on verrait ce qu’on verrait. Au nom du symbole, les Français peuvent renverser le pays. Regardez ce qui se passe en Grèce. » (Le Figaro)
Des paroles qui semblent faire écho aux craintes déjà exprimées par le chef de l’Etat début décembre lors d’une réunion consacrée à la crise économique, d’après Le Canard Enchaîné : « Nous allons vers une série d’affrontements sociaux, voire vers un affrontement social. Alors là, il faudra trancher : fera-t-on du Chirac (capituler à la première manif) ou du Thatcher ? » L’entourage du président confirme que ces inquiétudes ne sont pas que des effets de manche. Raymond Soubie, gourou de Sarkozy pour tout ce qui touche aux questions d’ordre social, est on ne peut plus clair : « En quarante ans de carrière, j’ai toujours refusé d’annoncer que le printemps ou l’automne serait chaud. Mais aujourd’hui, je pense que tout peut être chaud. » Et malgré l’avance des frimas de l’hiver, quelque chose nous dit qu’à l’Elysée, on n’a pas fini de transpirer…"
Si chacun peut comprendre que toute augmentation de salaires est aujourd'hui impossible (voir article joint )
Chacun sait aussi que des millions de Français seront conduits aux pires extrémités si leur avenir n'est pas éclaircis par nos dirigeants actuels.
La relance par la consommation n'est pas seulement illusoire mais nécessaire avant qu'il ne soit trop tard.
Il est parfois nécessaire au cours d'un feu de forêt d'allumer des contre feux afin de lutter efficacement contre le feu lui même.
En base 10, deux plus deux font quatre, personne de sensé ne peut le nier.
Mais il appartient aux dirigeants de changer de logique pour répondre aux attentes de survie du peuple.
Changeons de base et les résultats deviendront différents.
Nous ne pouvons augmenter les salaires au risque d'accroître le nombre de faillites d'entreprises et donc le chômage lui même.
Augmentons alors IMMÉDIATEMENT de manière très ciblée le pouvoir d'achat des catégories sociales les plus fragiles.
mesures qui de toute manière seront légitimement arrachées par le peuple en détresse si le gouvernement attend encore, dans quelques semaines il sera trop tard.
Augmentons de 50% des allocations familiales avant Noël
Rendons gratuites toutes les cantines scolaires ainsi que les transports des écoliers.
Mettons en place un dispositif de sauvegarde de la santé d' un million et demi de gamins qui ne sont pas couverts par les assurances et les mutuelles de leurs parents.
Créons un fond spécifique provisoire pour compléter les salaires de ceux qui subirons le chômage technique, fond provisoire qui sera supprimé dès le début de la reprise économique (2011 ou 2012).
Rendons l'espoir et sa DIGNITÉ au peuple maintenant et non demain car quand on a faim aucun être humain ne peut attendre.
Si ces mesures de bon sens étaient prises immédiatement alors le plan de sortie de crise deviendrait celui de tous les FRANCAIS sans exception.
Plan qui devrait coûter au pays plus de 15% de son PIB par an soit au minimum 150 à 200 milliards d'euros durant trois ans au moins.
ne soyons plus tétanisés comme des poulets devant un grillage, un peu de courage
sans oublier la promesse du président des FRANCAIS
que personne ne doit rester sur le bord du chemin.
Rappel de notes antérieures traitant ce sujet:
Crise mondiale chiche monsieur le président:
Conseils aux nouveau généralissime chargé de la guerre économique
Crise en FRANCE le début de la guerre économique totale:
Comment préparer l'avenir de la FRANCE
PME Françaises: le mal historique et...
|
Le 04/10/2008 |
http://www.cgpme.org/fichiers/1184941271_4633.pdf?PHPSESS...
Fiches publiées sur Nouvelobs blog
Front de l'emploi, la guerre économique...
|
Le 04/11/2008 |
Licenciements en France annoncés dans la...
|
Le 03/11/2008 |
présidentielles 2012 en France: les...
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Le 03/11/2008 |
Crise en FRANCE le début de la Guerre...
|
Le 02/11/2008 |
Crise: la FRANCE au travail? mais quel...
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Le 29/10/2008 |
CRISE française, la fin de l'empire et de...
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Le 28/10/2008 |
CRISE en FRANCE:Le nouvel ordre mondial que...
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Le 28/10/2008 |
Crise avenir de l'Europe à 100 ans
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Le 28/10/2008 |
CRISE en FRANCE le retour au réel du...
08 décembre 2008
FRANCE la crise: Quel plan B ?
Les effets de la crise économique sont à peine perceptibles comme le grand calme qui précède toujours les tempêtes.
L'article prémonitoire de Jacques ATTALI publié sur son blog voir lien ci dessous donne certaines clés pour comprendre les trois ou quatre prochaines années.
http://www.attali.com/fr/index.htm
Il appartiendra aux politiques dont le rôle est d'expliquer aux Français comment ils envisagent de les protéger tous sans exlcusive de proposer des mesures que chacun pourra et devra comprendre afin d'y adhérer sans retenue.
PLANS B
Dans la crise qui commence, tout est possible, même le pire. On ne peut même pas exclure que la récession, inévitable, se transforme dans certains pays en dépression. C'est-à-dire qu’au lieu d’avoir une décroissance de 1% en 2009, on plonge jusqu’à moins 10 ou moins 20 %.Impensable ? C’est pourtant ce qui est arrivé au Japon au début des années 90. C’est ce qui se passe déjà, dans certains secteurs, (comme le logement et l’automobile) dans certains pays, (comme la Grande Bretagne
Comment s’en prémunir ? Dans les entreprises, chacun doit se préparer à ce qui se passerait si le chiffre d’affaires baissait de 20% et mettre en place un plan B, coupant les couts, en particulier d’investissements.
De même, les ménages doivent se préparer à une baisse 10 ou 20% de leurs revenus et pour cela, leur plan B, sera de consommer moins. Les banques, s’attendant à une telle évolution, réduiront d’au moins 20% leurs crédits à la consommation, au logement, et au fonds de roulement des entreprises.
La nécessité de ces plans B, encore non dite, va bientôt s’installer comme une pratique générale. Avec deux conséquences : moins les gens consomment, moins les entreprises auront de chiffres d’affaires ; moins les entreprises investissent, moins les gens auront de travail. Autrement dit consommer moins, c’est détruire son propre emploi. Autrement dit encore, la prudence créera la crise : la mise en œuvre du plan B créera sa nécessité.
Il faut donc, pour en sortir, oser consommer, et même à long terme, oser s’endetter : les immenses masses financières qui ont été injectées dans l’économie mondiale , transférant la dette des ménages sur les Etats, sans aucune contrepartie réelle, ne peut que conduire à une augmentation de la masse monétaire et donc, à moyen terme, malgré tous les efforts des banques centrales, et malgré la récession, à une inflation majeure, qui permettra d’ éliminer les dettes excessives accumulées par les ménages , les entreprises et les Etats .
Les perdants seront alors ceux qui ne se seront pas endettés. Les gagnants seront ceux qui auront su, avec sang froid, consommer et s’endetter à taux fixe pour acheter des biens rares, (fonciers, immobiliers, artistiques ou technologiques), et qui auront les moyens d’attendre les cinq ou dix ans nécessaires au déclenchement de l’inévitable inflation. Ceux-là seront les vrais vainqueurs de la crise, dont ils auront par ailleurs aidé à réduire la profondeur :
Oser, et la crise disparaitra.
05 décembre 2008
SITUATION de la FRANCE en décembre 2009, pilitique fiction
Où en sera la FRANCE en décembre 2009?
Scénario certes catastrophe, mais qui doit être pris en compte par nos dirigeants afin de préparer utilement le pays à la sortie de cette crise à l'horizon 2012 ou plus certainement 2015.
L'évolution de l'économie mondiale ne s'est pas conformée aux demandes du G 20 particulièrement divisé sur les règles à établir.
Conformément aux prévisions de certains sans doute moins naïfs que les théologiens d'une finance régulée, les paradis fiscaux qui détiennent plus de 20 000 milliards de dollars ont été écartés de tout contrôle et de toute transparence.
Les aides massives accordées par le Gouvernements des USA auprès de son industrie automobile n'aura cependant pas pu éviter une purge massive de plus de 50% des effectifs de cette industrie.
Les fermetures en cascade de dizaines et voir de centaines d'entreprises de par le monde ont eu pour conséquence, le licenciement de près d'un million de salariés et de plus de 5 millions au sein des entreprises qui sous traitent cette industrie.
La constitution de stocks fabuleux ajoutés à la mise sur le marché de véhicules Chinois et INDIENS à moins de 5000€ repose la question de la protection de nos frontières et l'instauration de droits de douanes pour protéger nos emplois résiduels.
Le Plan Français à cet égard, s'il a bien permis une certaine forme de relance de la vente de véhicules neufs et moins polluants marque cependant l'ignorance des réalités, car seules les marques étrangères US et Chinoises ont tiré parti de cette mesure.
En effet les prix des véhicules en stock a été avec l'aide du gouvernement US divisé par plus de 60% afin de parvenir aux prix pratiqués en CHINE et en INDE.
La conséquences de cette mesure sur le long terme se traduira par une automatisation complète des chaînes de production US et la suppression totale des salariés.
Seule cette mesure draconienne permise par les licenciements récents permettra à l'industrie Automobile des USA d'affronter demain le marché mondial et de reprendre sa place de leader avec des produits plus conformes à la demande en s'adaptant à la concurrence tout en supprimant totalement les coûts de main d'oeuvre.
Le rachat des brevets détenus depuis 10 ans par la marque TOYOTA concernant les voitures hybrides et propres , par une fusion de ces grands groupes, leur assurent une avance technologique incroyable garantie par la maîtrise des marchés et la non concurrence liée aux brevets durant 10 ans.
Toute l'industrie Automobile Européenne se retrouve de facto hors champ commercial dans cette nouvelle guerre économique que les états se livrent pour assurer leur propre survie.
La seconde crise financière déclenchée au cours de l'été 2009 consécutive aux tensions provoquées par les frappes israéliennes sur les sites nucléaires de l'IRAN aura vu l'envolée du prix du baril qui dépassera les 300 $ avant de se stabiliser à 150$ en fin d'année.
Cette seconde crise financière aura vu l'Europe et surtout la FRANCE perdre le contrôle de plus de 90% de ses quelques multinationales déjà contrôlées par les USA à plus de 50% depuis 1982.
Les pays européens et donc la FRANCE ayant déjà abaissé leurs taux directeur à moins de 1% pour s'aligner sur les mesures de relance des USA se trouveront au cours de l'été 2009 confrontés à un manque total de liquidités déjà totalement engagées fin 2008 (et à crtédit pour ce qui concerne les pays les plus vulnérables dont la FRANCE).
La contraction des activités de plus de 40% dans certains secteurs se traduira alors par les licenciements massifs consécutifs à un volume de faillites d'entreprises jamais atteint dans notre histoire.
La faillite de certaines banques Européennes au cours de l'été 2009, que les états ne pourront plus sauver amplifiera le phénomène alors même que des soulèvements populaires monstres déstabiliseront nos vieux pays.
Les prix agricoles ne seront plus protégés part la PAC ni les subventions accordées à l'export par la CEE. Décisions obtenues par le G 20 à l'encontre du protectionnisme agricole de l'Europe et des USA.
Les réductions massives des aides de la PAC cumulées aux prix du pétrole et à ceux dérivés de tous les produits nécessaires à une agriculture intensive (engrais) frappera de plein fouet l'agriculture Française du fait que l'état ne disposant d'aucune marge financière ne pourra suppléer les manques de subventions.
La crise qui était encore présentée en 2008 comme passagère et pouvant être jugulée en moins de 30 mois, montrera alors son vrai visage que nos dirigeants avaient refusé d'imaginer et surtout d'admettre.
2009 marquera le début réel de cette crise que tous les économistes considèreront alors comme la véritable mutation du monde et dont la fin ne pourra être envisagée qu'avant 2012 voir 2015.
L'inflation déclenchée par les USA et les dévaluations continuelles permettront à ce pays qui représente encore 25% du PIB mondial d'éponger sa dette en la diffusant dans toutes les économies du monde à l'image des sub primes de 2006 et 2007.
La nouvelle donne économique qui aura permis la consolidation des plus grands groupes mondiaux marquera l'avènement d'une guerre économique à outrance condition même de la suprématie et la survie de certains pays.
Face à cette rupture, la France se retrouvera avec ses quelques 2000 sociétés de plus de 500 salariés qui seront entièrement passées sous contrôle US, sans aucun moyen d'exister dans le monde et tout particulièrement à l'export.
Les micro entreprises résiduelles de moins de 50 salariés qui représentera comme aujourd'hui plus de 99% de son tissus économique lui interdiront l'accès à l'export et la condamnera un long déclin par manque d'adaptation aux réalités économiques du monde en pleine mutation.
la réorganisation de l'état et la suppression de deux millions d'emplois au sein de la fonction publiques imposée par l'absence définitive de ressources financières liées au démantèlement de nos entreprises tombées en faillite et incapables d'affronter l'export marquera alors la mutation du pays et le départ définitif de ceux qui auraient seuls été en mesure de créer les entreprises seules capables de créer des emplois et de financer par leurs impôts le fonctionnement de l'état et le paiement de toutes nos prestations sociales.
Souhaitons simplement que ce scénario catastrophe ne se réalise pas et que des mesures de bon sens soient enfin mises en place non pas fin 2009 mais dès à présent.
1/ préparer la sortie de crise avec un tissus de sociétés (PME) capables d'affronter l'export
en 2012. (au moins 300 000 entreprises de plus de 50 salariés contre les 27 000 d'aujourd'hui)
2/ reprise du contrôle du capital de toutes nos multinationales et relocalisation impérative des sièges en FRANCE.
3/ instauration d'une participation citoyenne des salariés obligatoire à hauteur de 30% du capital de toute entreprise présente en FRANCE.
4/ Accompagnement réel des PME Innovantes et protection des brevets par l'état lui même.
5/ Relance ciblée sur les plus démunis, sans augmentation de salaire qui démultiplierait les faillites des entreprises, mais par un doublement des allocations familiales ainsi que les minima sociaux (par emprunts d'état)
