presidentielles 2007 et 2012

site de réflexions dans la perspective des élections de 2007, puis de celles de 2012

08 novembre 2009

2012 ébauche d'une refondation de la GAUCHE par DSK

la  campagne  des présidentielles 2012 débutera  chacun  le  sait  en 2011 voir  sans  doute  fin 2010.

c'est  à  dire  demain.

le  PS toujours  englué  dans  ses  contradictions  de  personnes, n'a  toujours   pas  accouché  d'un  programme  crédible , ni de  projet   d'alliances  gagnant.

Le  seul  candidat   potentiel  (réaliste)qui  fait  aujourd'hui  encore  la  une  de  tous  les  sondages  est  et  reste  DSK.

rappel de  son  "testament"  alors  qu'il  se  préparait  à  rejoindre  le  FMI  en 2007

lu  sur  le  site  de  DSK

05 juillet 2007

"Refonder la gauche

Bonjour à toutes et à tous,

A l’orée des vacances d’été, qui permettront à tous de se reposer après une année politique chargée, je tiens à attirer ici votre attention sur les trois tribunes que j’ai signées récemment dans le Nouvel Observateur.

Si la rénovation du parti socialiste et de la gauche passe nécessairement par l’arrivée aux responsabilités de visages nouveaux dans le paysage politique, il serait illusoire de faire de cette refondation une simple question d’âge : le débat sur les idées est indispensable.

C’est pourquoi je vous invite à discuter, commenter, critiquer, débattre de ces textes que je vous soumets.

Je vous souhaite de très bonnes (et studieuses !) vacances,

dsk

Pour une société juste

« Nous venons de subir une troisième défaite consécutive à l’élection présidentielle. Manifeste au soir du 6 mai, elle était latente depuis le premier tour, le 22 avril : jamais le score de la gauche n’avait été aussi bas. La défaite vient de loin. Elle  sanctionne un refus, celui de nous réformer. C’est à cela que je veux aujourd’hui m’attacher.

  Rendre un avenir à la gauche : voilà l’enjeu. Il faut le faire en regardant le monde tel qu’il est, avec les Français tels qu’ils sont.

Le socialisme du réel doit être celui d’une gauche efficace au temps de la mondialisation. Trois principes l’animeront : une vraie compréhension des inégalités et non pas une grille de lecture dépassée, une efficacité sociale et non pas des slogans inopérants, une stratégie émancipatrice redonnant de la force à l’idée de progrès.

  Osons le dire : notre lecture de la lutte des classes est totalement dépassée.

  Il est devenu commun d’annoncer la "fin d’Epinay", c'est-à-dire l’épuisement du grand cycle historique de la gauche française, né en 1971 de l’unification des socialistes par François Mitterrand autour d’un mot d’ordre, la rupture avec la société capitaliste, et d’une stratégie politique, l’Union de la gauche. Nous devons tourner cette page pour ouvrir un cycle nouveau.

  Nous devons le faire pour les raisons que chacun perçoit : parce qu’il est temps que les nouvelles générations de la gauche puissent écrire leur propre histoire ; parce que cette rhétorique révolutionnaire a depuis longtemps perdu tout rapport avec notre pratique du pouvoir ; parce que l’état actuel des forces à gauche pose la question de notre stratégie et de nos alliances.

  Mais nous devons le faire pour une raison plus profonde : le cycle d’Epinay est achevé parce que la vision de la société sur laquelle il reposait est devenue caduque.

  "La lutte des classes", la réduction "en dernière instance" de l’ensemble des inégalités au clivage capital / travail, l’illusion d’un prolétariat homogène et uni entraînant dans son sillage l’ensemble du salariat ne constituent certes plus les principaux leitmotivs du discours socialiste. Mais faute d’avoir réalisé lors des dix dernières années notre aggiornamento, notre analyse de la société continue de s’inspirer d’une vague lecture marxiste, héritée des années 1960, qui analyse les problèmes économiques et sociaux à partir du vieux triptyque couches populaires / couches moyennes / détenteurs du capital, sous l’angle exclusif de l’affrontement et de l’équilibre entre ces classes sociales.

  C’est le décalage croissant entre les mutations, accélérées, de la société française et nos grilles de lecture, obsolètes, qui compose à mes yeux la toile de fond de nos revers électoraux. Pour le dire autrement, il me semble qu’en 2002 comme en 2007, nous avons d’abord buté sur notre inaptitude à analyser la nouvelle réalité sociologique française.

  Cette nouvelle réalité, c’est celle de la fragmentation sociale.

  Les inégalités traditionnelles n’ont pas disparu dans la société française des années 2000 : la mondialisation exacerbe la subordination du monde du travail aux détenteurs de capitaux. Les disparités de revenus et de patrimoine entre les cadres et l’ensemble des salariés d’exécution, qui agrége les ouvriers à la masse des employés du tertiaire aux salaires peu élevés, ne se réduisent guère.

  Mais ces inégalités traditionnelles n’expliquent plus la dynamique sociale. Un puissant processus d’individualisation a fait imploser les anciennes "classes". Il n’est pas indifférent d’avoir un emploi ou de disposer de revenus de transfert, de bénéficier d’un CDI ou d’évoluer dans l’univers des CDD, de travailler dans une grande entreprise ou dans une PME, dans une zone tirée par la mondialisation ou frappée par la désindustrialisation, dans le secteur public ou dans le secteur privé. A cela s’ajoute tout ce qui ne relève pas du statut socio–professionnel mais joue un rôle décisif dans la distribution des richesses et des possibilités d’épanouissement personnel : les inégalités entre les sexes et entre les générations, ainsi que les discriminations raciales. Tout ceci se résume dans ce qui traduit une large part du malaise français : les inégalités territoriales.

  Il n’y a pas deux France, "la France d’en haut" et "la France d’en bas", la France qui va bien et la France qui souffre, mais une France éclatée en mille univers : celui des jeunes de banlieues et celui des retraités des zones rurales, celui des nouveaux prolétaires des industries de l’Est, celui des travailleurs précaires maintenus aux marges de la société, celui des salariés qui ne jugent pas toujours légitime l’effort fait en direction de moins bien lotis qu’eux.

  Le temps n’est plus où la gauche pouvait se contenter d’être le porte-parole du seul prolétariat dans un monde injuste. Aujourd’hui, elle doit redéfinir ce qui fonde une société juste.

  Nicolas Sarkozy a fait son miel des antagonismes que nourrit l’hétérogénéité sociale. En choisissant ses boucs émissaires, en épousant la méfiance spontanée qu’inspirent les "assistés" aux salariés "qui se lèvent tôt", en opposant la France des campagnes à celle des "racailles", il s’est donné les moyens de réunir une majorité. Il a joué sur les peurs et les rancoeurs, mais aussi sur l’espoir d’une énergie nouvelle. Je suis convaincu qu’il sera impossible pour la gauche de reconquérir le pouvoir et de l’exercer durablement si elle ne prend pas, elle aussi, la mesure de cette nouvelle société française. C’est cette mise à jour qu’il nous faut faire. C’est à ce socialisme du réel que je veux convier la gauche et les Français.

  Pour retrouver une crédibilité politique, nous devons éviter trois écueils : ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu’on peut encore construire un "front de classes" à l’ancienne autour de quelques mots d’ordre anticapitalistes et altermondialistes ; capituler devant la "société des individus" en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ; contourner le problème en faisant de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue social une fin en soi.

  Pour moi, trois pistes mènent à notre rénovation idéologique.

  D’abord, la promesse d’un Etat social à nouveau efficace.

  Chacun constate combien il s’est dégradé depuis 2002. Je crains que les dégâts à venir ne soient comparables à ceux qu’infligea le thatchérisme au Royaume-Uni des années 1980. Mais je crois aussi que s’enfermer dans la seule défense des acquis condamne la gauche à n’être qu’un rempart vite contourné face au réformisme libéral. Pour rester fidèle à ses valeurs, la gauche doit reconnaître la nécessaire adaptation de notre modèle social aux défis de la mondialisation, du vieillissement démographique et de l’individualisation des situations. Rien n’est tabou : sur le financement des retraites, l’évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics, les électeurs potentiels de la gauche attendent de notre part un discours de vérité pour reconstituer notre crédibilité.

  La gauche doit aussi répondre à la demande de protection face à la mondialisation : je continue de penser que la construction de l’unité politique de l’Europe est la seule réponse stratégique sérieuse que les socialistes puissent opposer aux contradictions du discours de Nicolas Sarkozy, qui a promis tout à la fois le libre marché au CAC 40 et le protectionisme aux salariés.

  Enfin, cet Etat social renouvelé doit désormais promouvoir cette catégorie d’entrepreneurs qui inventent notre avenir. Nous devons les considérer comme d’authentiques acteurs du progrès social et non comme des "ennemis de classe" à vouer aux gémonies.

  La deuxième piste est celle d’un nouveau compromis social.

  Nous devons assumer plus clairement nos priorités politiques et définir le type de société que nous voulons bâtir : quel partage de la valeur ajoutée, quel arbitrage entre la progression du pouvoir d’achat des différentes catégories de salariés et le soutien à la lutte contre l'exclusion et au noyau dur du chômage ? Est-il concevable que nous revenions devant les électeurs sans avoir déterminé la répartition de l’effort fiscal qui nous semble souhaitable ?

La troisième piste enfin touche à l’utopie fédératrice de l’égalité réelle et d’une société juste.

  Adopter le socialisme du réel que je préconise, ce n’est pas se résigner au pragmatisme et à l’ordre établi : il s’agit de faire face à la réalité pour pouvoir la changer. Je crois d’ailleurs que la gauche ne peut se passer, dans notre pays, de cet horizon d’une transformation radicale de la société qui, depuis la Révolution, donne sens à ses combats.

  La "rupture avec le capitalisme" a cédé la place à un nouvel objectif tout aussi stimulant : la construction par l’égalité réelle d’une société juste.

  L’égalité réelle, c’est d’abord l’égalité des droits, la lutte contre les discriminations sexistes, raciales, générationnelles, territoriales. Mais c’est aussi la lutte contre la reproduction sociale qui demeure, malgré la "massification" du système scolaire voulue par la gauche, une réalité structurante de la société française.

  Articulé autour de propositions audacieuses et d’engagements financiers précis en matière d’éducation, de santé et de logement, ce mot d’ordre peut, lui aussi, être fédérateur dans une France qui aspire profondément à relancer l’ascenseur social. Si la gauche ne se fixe pas cette nouvelle frontière comme horizon, on pourra légitimement se demander à quoi elle sert.

  Le socialisme est d’abord une protestation contre l’ordre existant. Mais il exprime aussi une volonté d’émancipation concrète. C’est ce que je développerai dans ces colonnes lors des quinze jours à venir. »

Refondation de la gauche ( 2 )

Pour une nouvelle cohérence économique et sociale
Par Dominique Strauss-Kahn

« Deux constats s’imposent à nous. Notre compétitivité s’érode : la France est en train de perdre la bataille économique. Notre modèle social a un coût très élevé alors même que son efficacité dans la lutte contre les inégalités paraît faiblir.

De ces deux constats indiscutables, Nicolas Sarkozy a tiré une stratégie et une diatribe : la France doit retrouver sa compétitivité en liquidant son modèle social. Il semble penser de surcroît que cette liquidation ne suscitera guère de protestations, puisque ce modèle procure moins de bénéfices que par le passé et qu’il n’est plus créateur d’espoir.

Largement enfermée dans le schéma de la relance par la demande, la gauche a refusé de prendre toute la mesure de la perte de compétitivité de l’économie française et a continué de faire comme si l’on pouvait redistribuer sans trop se préoccuper de produire. Dans le même temps, elle n’a pas suffisamment pris en compte la montée en puissance de nouvelles formes d’inégalités et a considéré que les politiques sociales traditionnelles continuaient à fonctionner de façon satisfaisante.

Leur évidente incapacité à lutter contre la pauvreté et l’explosion des inégalités a été attribuée non à leur inadéquation grandissante, mais à une force de frappe insuffisante. Il ne s’agissait plus dès lors de les faire évoluer : il suffisait de les renforcer.

Que la thérapie retenue par Nicolas Sarkozy soit inappropriée ne change rien au diagnostic : entre deux constats fondés et partagés par une grande majorité de Français et une analyse doublement décalée, les électeurs ont choisi. Pour rétablir sa crédibilité, la gauche doit retrouver une cohérence économique et sociale qui permette de fonder une critique radicale du libéralisme sans se limiter à un pamphlet contre le capitalisme.


La compétitivité et l’égalité réelle

Si l’on veut remédier à la perte de compétitivité de notre économie, il faut en identifier les causes. Sur un marché devenu mondial, arrivent une quantité importante de travail et une moindre quantité de capital. Devenu relativement abondant, le travail voit son prix baisser ; demeurant relativement rare, le capital bénéficie d’une rémunération croissante. Pour autant, la stratégie conduisant la France à renouer avec une compétitivité forte ne passe pas par l’abaissement du coût du travail : quelle que soit l’amertume de la potion libérale imposée à l’économie française, le coût du travail n’y sera jamais assez faible pour autoriser notre pays à rivaliser en la matière avec les économies émergentes. Il faut au contraire promouvoir le type de travail qui, à l’échelle du monde, reste rare et peut donc être cher : le travail suffisamment qualifié pour nourrir l’innovation.

Quant à notre modèle social, il souffre aujourd’hui de deux faiblesses qui le rendent peu apte à contribuer à l’égalité réelle. Les politiques sociales sont d’abord trop réparatrices et pas assez préventives. Il ne suffit plus de constater les inégalités créées par le marché et de chercher à les compenser au moyen d’allocations diverses : il faut les attaquer à la racine, là où elles se forment, dès l’enfance, au travail, dans le tissu urbain. On ne peut plus se contenter d’aider les pauvres : il faut construire une société qui fabrique moins de pauvres. De ce point de vue, les politiques d’éducation et de santé sont les premières en cause. D’où la nécessité, sur certaines parties du territoire, d’allouer massivement du capital public à ceux qui ont peu de capital personnel. C’est ce qui justifie de limiter à quinze élèves l’effectif des classes dans certaines banlieues ou certaines zones rurales. C’est ce qui fonde l’opposition à l’instauration des franchises médicales et impose, à rebours, l’adoption d’une vigoureuse politique de prévention en direction des enfants et des familles pauvres.

Nos politiques sociales sont ensuite trop monétaires : elles reposent excessivement sur le versement d’allocations et font encore assez largement l’impasse sur l’accompagnement individuel. Le vieillissement de la population illustre l’inadéquation de ce modèle : sujet crucial des décennies à venir, il ne peut trouver de réponse pertinente dans la seule redistribution monétaire. Le problème des retraites est évidemment important ; mais l’adaptation du travail à l’âge des seniors, l’amélioration de la santé au travail ainsi que la prise en compte de sa pénibilité sont des questions tout aussi décisives.

Nous voyons tous aujourd’hui que les remboursements ne suffisent plus à garantir l’amélioration de l’état de santé des individus, contrairement à la mise en place de parcours de soins. Nous voyons aussi que l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire n’est pas véritablement un gage de la réussite à l’école, contrairement au renforcement de l’encadrement des élèves et du soutien qui peut leur être apporté.


Le social dans l’économie

Ce qu’il nous faut finalement, ce n’est ni le social au mépris de l’économie, que la gauche a trop tendance à pratiquer lorsqu’elle croit pouvoir développer des politiques sociales en négligeant les conditions de leur financement, ni le social par l’économie, que la droite persiste à prôner parce qu’elle pense que quand l’économie va, tout va. C’est le social dans l’économie, c'est-à-dire des politiques sociales dont la mise en œuvre contribue à la croissance économique.

Quand on permet aux talents qui naissent dans les banlieues d’aller à l’université, c’est aussi l’économie dans son ensemble qui en bénéficie. Quand on améliore la santé au travail, c’est aussi la productivité qui s’élève. Quand on facilite le retour à l’emploi des salariés frappés par les délocalisations, c’est aussi le tissu industriel qui retrouve sa trame.

Si notre avenir repose sur la valorisation du capital humain de nos concitoyens, c’est parce que la protection contre les effets indésirables de la mondialisation passe par une économie plus efficace. Ce qui nous protégera à l'avenir, c'est la compétitivité, pas le repli. Il nous faut donc un Etat qui fasse de cette entreprise de valorisation sa tâche principale, non un Etat qui s’emploie à privilégier la rente en abaissant les droits de succession.


Une politique durable

Chacun comprend aujourd’hui qu’il n’est de politique efficace que si elle est durable. « Durable », cela veut dire qu’elle sera mise en œuvre longtemps et poursuivie avec opiniâtreté, mais aussi qu’elle sera efficace et financée à long terme - certains diraient « soutenable ». Il faut donc intégrer à la logique du développement des contraintes – sociales, environnementales, énergétiques - qui ont jusqu’alors été considérées comme latérales. Une fois la politique économique définie, on s’interrogeait sur ses conséquences sociales et environnementales pour en corriger éventuellement les effets. A l’avenir, il ne pourra plus en aller de la sorte. Il faut dorénavant que, dès sa conception, la politique tienne compte des conditions de sa durabilité.


Ceci vaut naturellement aussi pour les finances publiques. Le retour à un taux d’endettement supportable est la condition impérative d’une politique durable. On comprend aisément que ceci ne soit guère compatible avec une politique à courte vue d’allègements fiscaux.

Disons-le d’une phrase : aucune politique ne peut porter de fruits si elle n’est pas suffisamment acceptée par la société pour durer, durer, durer encore.


Le contrat et l’Europe

Comment le faire ? Question de méthode. Question d’espace aussi.

La méthode, c’est le contrat. Le contrat entre l’Etat et ses différents partenaires, en particulier les collectivités territoriales sur lesquelles reposeront, à l’avenir, une bonne part des politiques publiques. Mais aussi le contrat avec, et entre, les partenaires sociaux. Il faut pour cela des syndicats forts et, surtout, parfaitement légitimes. D’où l’ardente nécessité de mettre en place des mécanismes propres au renforcement de leur représentativité. D’où, aussi, l’importance d’engager de vraies négociations et de se refuser à poser constamment le pistolet de la loi sur la tempe des partenaires sociaux. D’où, enfin, l’urgence de favoriser l’émergence d’un nouvel acteur, le consommateur, qui doit être en mesure de contester la toute-puissance des entreprises.

L’espace, c’est l’Europe. L’Etat-Nation n’est plus le lieu pertinent de la lutte contre les effets indésirables de la mondialisation. De cette affirmation banale, il faut tirer toutes les conséquences : donner à l’Union européenne les moyens de financer des politiques favorables à la croissance et à l’emploi comme de piloter la recherche ; négocier les premiers éléments d’une Europe sociale ; garder l’ambition de fonder une Europe politique. Je ne vois rien de cela ni dans le protectionnisme national qui nous a été promis pendant la campagne présidentielle, ni dans le mini-traité qui nous est annoncé par Nicolas Sarkozy.


Il n’y a pas d’avenir pour la France dans une vision trop étroitement nationale ou trop étroitement économique. Il n’y a pas d’avenir pour la gauche dans une vision trop étroitement sociale ou trop étroitement étatique. Notre avenir ne peut se construire qu’à travers la mise en œuvre, dans l’espace européen, de politiques négociées permettant de répondre à l’exigence sociale et de renforcer la compétitivité. Ceci passe par une réforme radicale de nos politiques publiques qui ne peuvent plus prétendre se limiter à corriger, après coup, les méfaits du capitalisme mondialisé. Il faut accepter de « se salir les mains », d’intervenir sur le fonctionnement même du système productif. Il faut un socialisme du réel. »

La nouvelle bataille des valeurs

Par Dominique Strauss-Kahn


« Pour conclure cette série de réflexions dans « le Nouvel Observateur », je voudrais dire quelques mots des valeurs qui peuvent guider la gauche aujourd'hui. Nous critiquons le monde tel qu'il est et nous voulons le transformer, mais nous ne pourrons le faire qu'en sachant ce que nous voudrions qu'il soit. Le socialisme du réel ne peut se passer de l'idéal d'une société juste. Les Français exigent des partis des réponses concrètes aux problèmes de leur vie quotidienne, mais ils cherchent également dans le discours politique une représentation de ce qu'ils font et peuvent faire ensemble. De ce point de vue, nous n'avons pas perdu en ce début d'année 2007 la seule bataille des projets économiques et sociaux. En laissant Nicolas Sarkozy imposer sa vision de la nation, de l'ordre, du travail, du mérite, nous avons aussi perdu la bataille des valeurs, faute de l'avoir livrée avec nos armes. Il y a, bien sûr, au coeur de la gauche, une aspiration qui traverse les époques : une soif de justice et de liberté, une révolte contre la fatalité, les privilèges et la domination, un humanisme fondamental qui conduit à reconnaître en chaque homme un alter ego. Née des Lumières, elle a été portée par la Révolution française puis par le mouvement socialiste dont nous sommes les héritiers. Elle nous survivra. Mais cette aspiration ne suffit pas à nous définir. Les valeurs elles-mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l'Histoire. La gauche est une conscience collective qui cherche sa voie à travers des expériences successives. Nous avançons, nous tâtonnons, nous inventons des modèles ; et à chaque époque nouvelle, nous devons tirer de ce que nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis aussi les leçons qui nous permettront de reformuler notre vision du monde.


La liberté ordonnée


Les années 1960 et 1970 nous ont légué une cohérence marxiste et libertaire : alors que les libertés économiques étaient suspectes, les libertés individuelles se trouvèrent sacralisées. Cet héritage demeure notre socle. Face à l'insécurité économique, aux dégâts écologiques, aux inégalités sociales qu'il engendre, nous persistons à vouloir réguler le capitalisme. Contrairement aux libéraux, qui veulent « libérer » le marché de toutes ses entraves, nous continuons de penser, en sociaux-démocrates, qu'il faut organiser la tension entre le capital et le travail. Aussi nous efforçons-nous d'encadrer le fonctionnement du marché. Mais, parallèlement, nous avons progressivement reconnu que la liberté d'entreprendre était source d'efficacité économique et créatrice de richesse. De notre capacité à convaincre de la cohérence de ces deux affirmations - la nécessaire régulation du capitalisme et la nécessaire promotion des entrepreneurs - dépend, pour une bonne part, l'avenir de la gauche. Il nous faut de même concilier la loi et l'ordre. Frappée d'hémiplégie, la gauche a longtemps négligé la répression, confiant à la seule prévention le soin de garantir la sécurité. Une pathologie symétrique conduit aujourd'hui la droite à tout miser sur la répression. Sanctionner sans faiblesse les atteintes à la loi après avoir mis en oeuvre les moyens permettant d'éviter la multiplication des infractions : telle est la voie que doit emprunter un socialisme du réel. Le moment est venu d'entériner cette évolution idéologique. Pour traduire ce double rééquilibrage - de la liberté et de la responsabilité, des droits et des devoirs -, j'aime à parler de liberté ordonnée. Les batailles sémantiques et symboliques sont des batailles politiques ; à l'heure où la droite engage une offensive caricaturale contre l'esprit de Mai-68, je crois important de montrer que la gauche est capable de faire bouger les lignes sans pour autant céder en rien, ni dans les mots ni dans les propositions, à l'idéologie de ses adversaires.


L'égalité réelle


Poser en principe que les seules inégalités sociales et économiques acceptables sont celles qui bénéficient aux membres les plus défavorisés de la société, c'est donner un contenu concret à l'égalité. Il ne s'agit pas d'éliminer les différences « naturelles », même si l'on sait à quel point elles sont socialement et familialement conditionnées. L'égalitarisme niveleur, qui est par exemple à l'origine d'utopies scolaires comme celle du « collège unique », refuse aux plus mal lotis ( promus de classe en classe à l'ancienneté ) l'opportunité de progresser selon des rythmes et des méthodes adaptés à leurs capacités réelles. Parce qu'il bride les talents des plus doués, cet égalitarisme est responsable d'une seconde injustice à l'endroit des moins favorisés : les chances qu'ont ces derniers de bénéficier un jour du fruit des efforts des premiers en sont diminuées. La justice ne consiste pas à nier ou à entraver les talents au prétexte de leur répartition arbitraire, mais à les faire contribuer à l'amélioration des perspectives des membres les moins bien dotés de la société. La conception sociale-démocrate de la République, ce n'est donc pas l'égalitarisme niveleur. Mais ce n'est pas davantage l'ouverture d'une course inégale à la domination telle que la prône Nicolas Sarkozy, lequel semble faire sienne la formule de Hayek : « A ceux qui ont, l'on donnera. » Ma conception, c'est celle de la mutualisation des talents : nous devons les regarder comme des atouts collectifs et nous considérer mutuellement comme les bénéficiaires des avantages résultant de leur épanouissement. Il n'y a rien de choquant à prétendre que l'activité collective de la société est mieux à même que l'égoïsme individuel de soutenir nos efforts, de susciter notre contribution, et de rendre réalisable ce dont nous sommes capables.


La fraternité laïque


A la fragmentation du salariat qui érode le sentiment de classe, à la mondialisation qui désarticule les Etats-nations s'ajoute depuis quelques décennies la montée d'une forme d'individualisme invitant chacun à cultiver son autonomie et à affirmer sa différence. Mais les solitudes et les angoisses qui accompagnent cette nouvelle donne font aussi resurgir les besoins d'appartenance et les revendications identitaires. De nouveaux réseaux de communication et de sociabilité se développent, de nouvelles références territoriales ou religieuses apparaissent, mettant sous tension la conception républicaine de la nation. L'égalité réelle suppose le souci du bien commun. Mais elle ne requiert pas l'uniformité des croyances, des moeurs et des cultures. Respecter l'égalité des droits des citoyens impose de ne pas leur prescrire une manière de vivre déterminée ou une conception particulière du bonheur privé - fût-ce celle de la majorité d'entre eux.


C'est ainsi que la pluralité des orientations sexuelles appelle de la part de la démocratie autant de respect que la diversité culturelle : elle est une richesse que doivent accueillir favorablement les sociétés libres, un des innombrables moyens par lesquels ces dernières échappent à l'uniformité. Il y a toutefois un point sur lequel nous ne devons pas, à mon sens, transiger : notre refus d'une communautarisation insidieuse de la société et de l'espace public qui, en enfermant les individus dans des identités figées et en imposant une représentation ethnicisée de la société, perpétuerait durablement les inégalités. Loin de tout archaïsme, notre attachement viscéral à la laïcité reste, de ce point de vue, un combat pour l'émancipation et l'égalité.


Là aussi, la doctrine de la gauche doit faire la part entre la fidélité à son héritage idéologique et la prise en compte des nouvelles réalités sociologiques. L'hospitalité que la démocratie accorde aux différences n'est pas faite d'indifférence aux individus et aux valeurs : elle résulte de la séparation à laquelle procède la démocratie entre le public et le privé d'une part, le politique et le religieux d'autre part. La démocratie ne peut donc admettre qu'au nom de leur singularité personnelle ou de leur particularisme culturel des individus ou des groupes remettent en question la laïcité, condition même de la tolérance dont ils bénéficient.


Le progrès maîtrisé


Comment achever l'esquisse d'une refondation de la gauche sans revenir sur la notion de progrès ? Cette dernière n'est plus à la mode. Le repli sur elle-même d'une société inquiète laisse douter du progrès social ; les bouleversements environnementaux font voler en éclats l'illusion de l'asservissement sans limites de la nature ; l'émergence de nouvelles interrogations morales, liées par exemple à l'utilisation des cellules souches ou des OGM, effraie autant qu'elle fascine. La défiance qu'inspire l'idée de progrès se nourrit de l'opacité qui entoure les expérimentations scientifiques comme les grands choix technologiques, notamment en matière énergétique. Aussi est-il sans doute nécessaire de placer ceux-ci sous un rigoureux contrôle démocratique. Mais refuser toute dérive scientiste ne nous dispense pas de renouer avec le règne de la raison, qui est, depuis deux siècles, la marque des progressistes. Rejeter frénétiquement l'expérimentation scientifique, s'abriter couardement derrière la recherche du « risque zéro », voilà qui pave la voie d'un retour de l'obscurantisme que la vénération de la nature tente d'habiller idéologiquement. C'est, ici encore, l'identité même de la gauche qui est en jeu. Réel et donc rationnel : tel est le socialisme que je veux aider à refonder. »

02 octobre 2009

Logements de fonction; retour d'un vieux serpent de mer

  ABUS  des  logements  de  fonction? un vieux  serpent  de  mer  refait  surface!

Certaines  injustices  deviennent  insupportables  aux  yeux  des  français  confrontés  depuis  près  de  deux  ans  à une  crise  sociale  sans  précédent  en FRANCE.

L'annonce  de  l'ébauche  du  budget 2010  inquiète l'ensemble  des  citoyens.(150 milliards  d'euros  de  déficit  cette année  et  autant   l'année  prochaine)

Tous  les  Français  sont  ils  logés  à  la  même  enseigne?

Nos  journalistes au  passage  grassement  payés  et  bénéficiant  eux  aussi  d'avantages  fiscaux injustes  aux yeux  du " citoyen  ordinaire" pointent  du  doigt cet  avantage  typiquement  français.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-abus-des-logements-de-fonction_791587.html?XTOR=EPR-181

Certes  plus  de 100 000  logements  de  fonction  sont  attribués  en  FRANCE  dont 80 000  pour  le  seuls  gendarmes.

Cette  catégorie  de  militaires  corvéables  à  merci 24 heures  sur 24, est  logée au  sein  d'enceintes "encore"  militaires. (et  de  ce  fait  ne  payent  ni  impôts  locaux  ni  taxes  foncières  diverses)

Est   ce  injuste?  compte  tenu    des  astreintes  de  tout  type  qui  pèsent  sur  eux  mais  aussi  sur  leurs  familles?

Souhaite t on la  suppression  de  ce  corps  d'élite  et  son  départ  de  nos  armées ?

souhaite  t on  que  toutes  les  force  de  maintien  de  l'ordre  deviennent  des   fonctionnaires  civils?

car  c'est  avant  tout  de  cela  dont  il  s'agit. même  si  cette  question  "vicieuse"  n'est  pas  directement  posée. (en pré   suposant  l'intelligense  à  priori  de  nos  journalistes)

Concernant les  quelques 8 à 10 000  logements  résiduels, ouverts ou  mieux  offerts  à  certains  hauts  fonctionnaires, il  est  certains  que  des  abus sont  réels,  mais allons  nous  demander  à nos  préfets

d'aller  loger  dans  des  HLM (même  si  ceux  de  Neuilly  hébergent  encore des personnes  dont  les  revenus  devraient  leur  en interdire  l'accès)

Allons  nous  demander  à nos  ambassadeurs de  se  loger  dans  les  bidons villes  des  pays  où  ils sont  encore  sensés  représenter  le  pays  au  nom   d'un égalitarisme   stupide?

Allons  nous  demander  à nos  militaires  exspatriés  de  vivre  dans  des  huttes ou  des  HLM  sous  pretexte  d'égalitarisme?

les  études  menées  par  la  cour  des  comptes  montrent  que  si  les  mesures  proposées aboutissaient  l'état ne pourrait  récolter  que  moins  de 20 millions  d'euros à  comparer  aux 150 milliards  de  déficit  actuel  pour  quelques  années.

Or  cette  mesure  démagogique, et  surtout  inutile,  aurait  des  conséquences  que  tous  connaissent  sur  la  qualité  future  des  recrutements  de nos  hauts  fonctionnaires  qui  déjà  ont  très  vite  tendance  à  aller  pantoufler   dans  le  privé  et  non  au  service  de  l'état.

Souhaitons  nous  de  départ  définitif  des  Gendarmes des  armées?

Et  logiquement ces  mêmes  démagogues  demanderont  ils  aussi  demain  aux  instituteurs  de  payer  leurs  loyers  ou  de  supprimer  leurs  indemnités  compensatrices  de  logement  au  risque de  n'avoir  comme  instituteurs  dans  certaines  régions  ou  quartiers  difficiles  que  des  ânes  batés?

Il  appartient  à  chaque  ministère  de  faire  le  ménage, mais  sans  doute de  charger  la  cour  des  comptes  de  le  faire  en modifiant  ses missions .

En supplément (lu  sur  l'express)

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29 septembre 2009

PS repenser la gauche, toujours rien de nouveau....?

REPENSER la GAUCHE

La première défaite  de la gauche  n'est  qu'un prélude aux déroutes  suivantes  .  le PS  n'est même  plus  assuré  de  conserver 50% des  régions  qu'il gouverne  encore.

Ce ne sera  pas  un rapt  de la majorité présidentielle  mais  la décision  incontestable  du peuple FRANCAIS  que tout démocrate  se doit d'accepter  au risque  d'avouer  qu'il n'en est  ou n'en a jamais été un.

L'analyse  comme toujours  de très haut niveau, faite   par Jacques ATTALI  devrait  permettre  aux dirigeants  de ce parti  que leurs déroulements  de carrière  sont peu de chose  au regard  de l'avenir  de leur parti, de la démocratie Française  et plus encore  de l'intérêt  du peuple.

Jacques ATTALI  major  de promo  de L'école polytechnique, diplômé  de  l'école  des Mines  et de surcroît Enarque  détient  sans doute  toutes les tares  aux yeux  des illétrés  et des ânes.

Mais  pour  ceux  qui connaissent  le niveau  de sacrifice  à conssentir  pour intégrer  au moins l'une  de ces prestigieuse  écoles  savent ipso facto  la puissance intellectuelle  de cet homme hors  du commun.

Que l'on soit  ou non  de son camp  politique,  il est un devoir  par honneteté  d'écouter  et de comprendre,  ce  qui  pour certains  est  sans  aucun  doute  la phase  la plus délicate....

12 mai 2007

Repenser la gauche.

La gauche française aurait du gagner ces élections présidentielles :

Un président sortant impopulaire ; un bilan peu flatteur d’une majorité

de droite à bout de course ;

un pays  vieillissant  désireux de maintenir la protection sociale; 

une jeunesse désireuse de réussir l’intégration des minorités et

de lutter contre les scandaleux privilèges des plus riches ;

un candidat de droite qui ne se cache pas de l’être.

Et pourtant la gauche a perdu.

Exactement pour les mêmes raisons :

Elle n’a pas su proposer un programme clairement de gauche.

Non pas une gauche des mots,

du populisme et du maintien des privilèges de quelques

uns des salariés

:cette gauche-là coule avec le parti communiste et les archéo-socialistes .

Mais une gauche moderne, capable de penser le monde,

de mettre à profit le progrès technique,

de repenser la justice sociale en se fondant sur un principe simple :

la fonction de la gauche est de donner une place plus grande

à la démocratie fasse au marché.

Et pour ca, capable de mettre en avant trois priorités :

la gratuité,

le savoir

et la responsabilité.

Et d’en déduire un programme précis, détaillé, cohérent, ambitieux ,

sur tous les sujets.

La gauche pourrait encore gagner les élections législatives,

si elle avait un programme de ce genre,

et si elle avait un candidat à la direction du gouvernement,

en cas de victoire.

Elle n’a ni l’un ni l’autre.

Et , à écouter la façon dont elle s’entre-déchire,

sur des faux débats, sur des querelles de personnes,

elle laissera encore passer sa chance.

On va voir triompher des faux maitres à penser,

expliquant que la France doit renoncer à être elle-même,

qu'elle doit se couler dans la mondialisation  libérale,

qu'elle n'a plus son mot à dire dans la pensée du monde..

Quel gâchis…..

extrait  de son  blog

A propos de l'auteur

Attali

Professeur, écrivain, conseiller d'Etat honoraire, conseiller spécial auprès du Président de la République de1981 à 1991

, fondateur et premier président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement à Londres de 1991 à 1993,

je suis maintenant président de A&A, société internationale de conseils (www.aeta.net), spécialisée dans les nouvelles technologies,

basée à Paris, et président de PlaNet Finance (www.planetfinance.org), organisation internationale

à but non lucratif,

rassemblant l'ensemble des institutions de microfinance du monde. J'ai fondé en 1980 Action Contre la Faim; en 1984 le programme européen Eurêka (programme majeur européen sur les nouvelles technologies qui a inventé, entre autres, le MP3). J'ai aussi lancé, en 1989, un programme international d'action contre les inondations catastrophiques au Bangladesh. Ensuite, j'ai conseillé le secrétaire général des Nations Unies sur les risques de prolifération nucléaire. Je suis à l’origine de la réforme de l’enseignement supérieure, dite LMD, qui harmonise tous les diplômes européens.

Docteur d'Etat en Sciences économiques, je suis diplômé de l'Ecole Polytechnique, (major de la promotion 1963), de l'Ecole des Mines, de l'Institut d'Etudes Politiques et de l'Ecole Nationale de l'Administration.

J'ai enseigné l'économie théorique à l'Ecole Polytechnique, à l'École des Ponts et Chaussées et à l'Université Paris-Dauphine. Je suis docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères et membre de l'Académie Internationale des Cultures.

Je suis chroniqueur à L'Express et l'auteur de quarante livres, traduits dans plus de vingt langues et diffusés à plus six millions d'exemplaires dans le monde entier: des essais (traitant de sujets variés allant de l'économie mathématique à la musique), des romans, des contes pour enfants, des biographies et des pièces de théâtre.

25 septembre 2009

LA FRANCE face à la sortie de crise en 2012

Depuis  quelques  semaines  les  nouvelles  distillées  par  BERCY  nous annoncent  comme  soeur  ANNE  du  haut  de  sa  tour,  que  la  situation  s'améliore:

Est  ce  crédible?  sommes  nous  toujours  des  veaux?

Certes la  destruction  d'emplois  est  moins  forte  qu 'en  début  d'année,  mais  chacun  sait  qu'en  période  normale 10 000  emplois  sont perdus  chaque  jour  et  que  le  même  nombre  de  postes  étaient  recréés  chaque  matin  au  sein  de nouvelles  entreprises.

Seule  la  balance  c'est  à  dire  le  solde  est  encore  aujourd'hui  pris  en compte  dans  ces  calculs.

à  quoi  assistons  nous  depuis  plus  d'un  an?

Une  destruction  massive  mais  prévisible  de  tous  nos  emplois  industriels non  protégés par  des  brevets  et  donc plus  compétitifs  sur  le  marché  devenu  depuis 1981 mondialisé.

Le  secteur  automobile  qui  représente  plus  de 750 000  postes  directs  mais  près  de 3 millions  avec les  sous  traitants  s'est  retrouvé   en  première  ligne  suite  aux  baisses très  importantes  des  ventes.

l'état  est  intervenu à bon  escient,  à  savoir  en injectant  à  crédit  des  fonds  afin  de  prendre  à sa  charge une  partie  du  prix  de  vente  des  voitures  vendues  depuis.

qui  peut  imaginer  que  cela  puisse  devenir  la  règle?

les  imbéciles  heureux  (et  ils  sont  si  nombreux).

les  ventes  ainsi  dopées  de nos  voitures  en  stock se  traduit  certes  par  un  ralentissement  des  destructions  d'emplois  et  surtout une  relance  très  artificielle car  payée  à  crédit  de  notre  croissance  trimestrielle  qui  atteindra 0,3% ce  dernier  trimestre.

Certes  nos  banques  qui  bénéficient  d'aides extraordinaires  de  la  part  de  l'état  mais  plus  encore  de  la  BCE semblent  déjà  en  mesure  de  rembourser  les  aides  qui  avaient  été  consenties il y a  juste  un  an:  pourquoi?

personne  ne  s'étonne  à  BERCY de  constater  que  par  l'action  de  tous  les  gouvernements  Européens,  la  BCE  s'est  presqu'alignée  sur  les  TAUX  de  la  FED.

En  effet  les  banques  US  peuvent  depuis  un  an  emprunter  à 0%  et  donc prêter  à  moins  de 3%  en  dégageant   des  marges  incroyables  qui  justifieront  très  vite  la  provision  de  centaines  de  milliards  pour  récompenser  les  traders  en  tout  poil.

Concernant  l'Europe  nos  banques dispose  de  crédit  à 1%   SEULEMENT

  MAIS  CONTINUENT  à PRÊTER  à 4 OU 5 POINTS ET  MÊME  à PLUS  DE 6%  POUR  LES  PME ALORS  QUE LES  ÉTATS  GARANTISSENT  TOUTES  LEURS  OPERATIONS.

Jamais  nos  banques  ont  bénéficié d'une  telle  situation, mais  si  elles  peuvent  dégager   ces  sommes  colossales  dopées  par  ailleurs  par  les 5000 milliards  de  dollars  injectés  dans  l'économie  mondiale   (soit  au  passage 10% de  toute  la  production  annuelle  du  monde) cette  situation  est  elle  pour  autant  stabilisée  et  surtout  DURABLE ?

Lorsque  les  aides  considérables injectées à  crédit  depuis  un  an parviendront  à  leur  terme, nos  états  pourront  ils  de  nouveau injecter  ces  mêmes  sommes  courant  2010  ou 2011?

Chacun  peut  donner  la  réponse  qui  lui  convient  et  comme  Madame  ROYAL il  y a  trois  ans   de  répondre  que  deux  et  quatre  peuvent  faire 5 ou 3 selon  l'attente.

Les  effets  d'annonce  de  BERCY seront  dramatiques  demain  s'il  s'avère que  les  hypothèses  retenues  soient  fausses.

la  reprises  ne  peut  plus  EN AUCUN CAS  être  pour  2010, le  pic  sera  sans  doute  atteint  au  mieux en 2011  avec  de  nouvelles  secousses  en  particulier  quand nous  arriverons  à  la  fin de notre  petit  plan  de  relance (26 milliards  à  comparer  aux 1700 milliards  de  notre  PIB, aux 130 milliards  de  déficit  pris  en  compte  pour  2009 mais  aussi  aux 70 milliards  de  déficit  de  notre  balance  commerciale . (les 20 milliards  de  déficit  de  la  sécurité  sociale deviennent  insignifiants devant  de  telles  pertes)

Montant  qui  en  aucun  cas épongeront   les 3 à 4%  de  pertes  pris  en  compte  par  l'OCDE  et  même  la  cour  des  comptes  soit (50 à  60 milliards c'est  à  dire  trois  fois  plus  que  les  sommes retenues  en FRANCE)

Toutes  ces  péripéties  appartiennent  déjà  au  passé, les  véritables  enjeux  sont  ceux  qui  concernent  la  sortie  de  crise  et  la guerre  économique  qui  succèdera  à la  crise  financière  et  économique et  ses  lourdes  conséquences  inévitables  sur  le  plan  social.

chacun  sait  ou  devrait  savoir  que  les  entreprises  qui  succèderont  à  celles  qui  ont  été  détruites ne  créeront  qu'un  minimum  d'emplois, voir  dans  certains  cas  AUCUN.

dans  ces  conditions  que  deviendront nos  salariés  au  chômage?

Qui pose  cette  question  aujourd'hui  tant  à  droite  qu'à gauche?

Qui  explique  au  petit  peuple  que 86%  de  nos  emplois  privés  se  situent  uniquement  au  sein  de toutes  petites  entreprises de  moins  de 50 salariés, entreprises  qui  représentent 99%  de  l'ensemble  du  tissus  de  nos  entreprises  et  dont 96%  comptent  moins  de 20 salariés.

la  France  ne  compte  en effet  que  moins  de 2000  entreprises  de  plus  de 500 personnes.

Que  deviendront nos  fabriques  de  "bougies"  demain  quand  chacun  utilisera  l'électricité?

Seule  une  véritable  politique   d'accompagnement    de  petites  entreprises  innovantes  serait  de  nature  à  sauver  les  emplois  des  français  demain. (voir  toutes  les  fiches  publiées  sur  ce  blog)

Où  en  sommes  nous?  avons nous  commencé,  quand  chacun  sait  qu'un  délais  de 5  ans  au  moins  est  nécessaire  à  la  création  de  telles  entreprises?

Nous  perdons  un  temps  précieux  et  la  sinistre   marquise  de  BERCY  rassure  le "bon"  peuple, alors  que  l'orage  inévitable devient  perceptible   par  tous.

500  milliards  à  trouver  avant 2017  pour  éviter  la  faillite  en  FRANCE?

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/500-milliards-a-trouver-pour-eviter-la-faillite_201506.html

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09 mai 2009

2012,les veaux français ou les cancres de l'économie

Les  français  sont  des  veaux......mais  surtout  des  CANCRES  en  économie

De  qui  se  moque  t on  en  FRANCE?

depuis  des  semaines les nouveaux  boucs  émissaires  sont  les  patrons  du  CAC 40.

Sociétés  qui  ont  généré  103 milliards  d'euros  de  bénéfice en 2007.

leurs  salaires  sont  en  effet  passés parmi  les  meilleurs  d'europe  après  avoir  été  à  la  traîne  pendant  plus  de 20  ans.

Qui  sont  ces  patrons? 

        sont  ils  d'ailleurs  de  véritables  patrons?

La  grande  majorité  sont d'anciens  hauts  fonctionnaires qui  comme  les  politiques  de  notre  pays  effectuent  une  seconde  carrière  au  sein  de  grands  groupes  que  leurs  camarades  de  promo  de  l'ENA qui  sont  en  postes  de  responsabilité politique leur  confient afin  de  les  écarter  comme  concurrents  de  la  vie  politique.

  Certes  ces " salariés  patronaux"   car  c'est  ainsi  que  nous  devrions  le nommer, perçoivent  des  salaires  qui  dépassent  très  souvent 1 million  d'euros  par  mois.

Salaires incroyablement   élevés  s'ils  sont  comparés  à  ceux  de  la  base  (50%  des  salaires  français  sont  inférieurs  à 1457€ nets  mensuels) mais  dans  la  norme dès  lors  qu'ils  sont  comparés  à  ceux  des  patrons  des  autres  multinationales   du  monde  entier. (39  sociétés  françaises se  situent dans  les 500  plus  grande  sociétés  de  l'économie  mondiale).

Ces  patrons qui  ne  sont  que  des  salariés  comme  les  cadres  de  leurs  entreprises font  ce  que  tous  les  êtres  humains  font à  savoir  tirer  parti  de  leur  fonction (provisoire)  à  leur  profit  personnel.

99%  des  revenus  et  salaires  des  français  sont  inférieurs à 4600€  nets  mensuels. c'est  à  dire que  moins  de 400 000  ménages   perçoivent plus  que  cette  somme.

0,1%  seulement  perçoivent    plus  de 10 000€  mensuels c'est  à  dire  moins  de 40 000  ménages.

à noter  au  passage  que l'ensemble  du monde  des  responsables  politiques   se  situe  dans  cette frange (cumul  des  mandats,frais  de  déplacement  divers  et  avantages  divers)  soit près  de 5 à 10 000  personnes  soit  25%  des  nantis   du  pays.

La  réalité  est  tout  autre. la  FRANCE  qui  compte  près  de  trois  millions  d'entreprises, ne  dispose  que  de moins  de 2000  entreprises  de  plus  de 500 salariés.

99%  DE  TOUTES  SES  ENTREPRISES comptent moins  de 50  salariés, c'est  à  dire

que  moins  de 30 000  entreprises disposent  de  plus  de 50 salariés.

dans  ces  conditions les  salaires  des  patrons  français  pour 99% sont  dans  un  rapport  de 1 à 4 par  rapport  au  smic et  non 1 à 400 ou 1000 pour  les patrons  salariés  du  CAC 40.

L'injustice  si  elle  existe  n'est  plus  là  depuis  longtemps. les  patrons  de  PME  françaises n'ont  plus  de   hauts salaires, mais  ils  disposent  de voitures  de  fonction,  de  frais  commerciaux  et  divers  prestations prises  sur  le  budget  de  leurs  entreprises  même  quand  leurs  familles  en bénéficient.

La  véritable  richesse apparaît  le  jour  de  la  vente  de  la  société  c'est  à  dire moins  de 5 à 7  ans  après  la  date  de  sa  création.

Ventes  le  plus  souvent  effectuées à  de  grands  groupes  étrangers  et  de  ce  fait  payées   partiellement  en  FRANCE (1/10°  comme  les  Icebergs) le  reliquat  étant  invérifiable  pour  le  fisc  français du  fait  des  paradis  fiscaux  où  s'effectuent  ces  transactions  (sociétés off shore  de  toutes  les  multinationales   du  monde  dit  civilisé)

2012 la fin de la crise au sein de la gauche française

2012  la  fin  de  la  crise?  et  après?

La  méthode   coué  a  parfois  du  bon dans  la  mesure  où  elle  masque  la  réalité au  citoyen  de  base

.

Si  la  descente  aux  enfers  se  poursuit  jusqu'en 2012  comme l'indiquent  déjà (du  moins  ne  le  démentent  plus) les  meilleurs  spécialistes en  économie, dans  quel  monde  se  trouvera  la  FRANCE quand l'économie  mondiale redeviendra le  fondement  des  rivalités d'un nouvel ordre  économique.

La  Chine qui  aura  investi plus  de 2500 milliard d'euros dans  les  finances  des  USA aura  la  tentation  comme  les  pays du GOLF de  transférer   ses  économies  vers  la  vielle Europe  en  prenant  le  contrôle  de  l'ensemble  des  multinationales  qui  règnent   sur  le  monde.

L'EURO   atteindra   alors plus  de  trois  dollars avec  pour  conséquence  l'assèchement  de  la fabuleuse dette  des  USA  au  détriment  du  commerce  extérieur  de  l'Europe.

Le  monde  occidental  (USA  et CEE) qui  représentait encore  en 2007   plus  50% de la  richesse  produite annuellement   dans  le  monde, passera  alors  sous  contrôle  financier de la CHINE  de l'INDE   du BRÉSIL   et  des  pays  du GOLF.

Le  monde qui verra   alors  le  jour ne  sera  pas un  monde  anti  capitaliste, mais  certainement  un  monde définitivement  anti  marxiste.

        Un  nouveau  monde   capitaliste  certes  fondé  sur  le  libre   échange, sur  la  propriété  privée et   la  liberté  d'entreprendre, mais mieux  contrôlé  avec  un  transfert   de  pouvoir des 10%  de l'humanité  (USA  et europe  réunis) vers  les  nouveaux   maîtres  du  futur  capitalisme  mondial  à  savoir  les Chinois  les  Indiens  et  les  Brésiliens  soit  près  de  trois  milliards d'êtres  humains à  comparer  aux 600 000 occidentaux en  voie  d'extinction  démographique.

Quand  on  mélange  un  blanc  et  un  jaune il  ne  reste  que  du  jaune   (Mao)

Les  partis  de  gauche  en  France  dont  les  logiciels  idéologiques  reposent  encore  et  toujours  sur  le  marxisme se  placent dans  une  impasse  idéologique  définitive  donnant  ainsi   l'avenir du  pays  aux  seuls    partis  de  droite .

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16 décembre 2008

La génération des DEA à 800€ par mois en CDD en FRANCE

La génération des DEA à 800€ par mois en FRANCE

La similitude d'avenir des étudiants Grecs et des jeunes FRANCAIS.

Qui a menti à tous ces étudiants?

Pourquoi un bac plus cinq est il condamné en  FRANCE  comme  en GRECE à des emplois de service en CDD?

Qui sont les responsables? où  est  l'erreur?

constater une évidence ne règle en rien un problème.

la France compte 27 millions de population active, le taux d'encadrement étant de près de 15%, pour une durée de vie de 40 ans, le flux de recrutement annuel est donc d'un peu moins de 100 000 postes de cadres.

Or   50 000 élèves sortent chaque année de nos grandes écoles (celles qui sélectionnent le meilleurs élèves du secondaire)

20 000 autres étant réservés en interne à la promotion professionnelle,

Il ne reste que moins de 30 000 postes de cadres chaque année dans le monde du travail en FRANCE dont  plus  de 15 000  concernent   des  recrutements  de juniors qui  ont  perdu   leurs  emplois  au  cours de l'année  en  cours  (moins  de 40  ans).

230 000 jeunes sortent des études supérieures avec en poche un diplôme au moins égal à la licence (dont 10 000 doctorats)

Même un élève de CM2 qui calcule sur le problème de baignoires  qui fuient est capable de comprendre qu'un diplôme universitaire n'est plus en FRANCE un sésame pour obtenir un emploi de cadre Raison  pour  la  quelle  sans  doute  la majorité  de  ces  diplômés  se  retrouvent au  sein  de nos  trois  fonctions publiques dans  des  postes  sans  avenir liés à  leurs  statuts  de  recrutement. (Smic  à vie  ou  presque)

si  vous  produisez 5 litres  de  lait  et  que vous  ne  disposez  que  d'une bouteille d'un  litre, vous n'arriverez  jamais à  faire  rentrer  ces cinq  litres  dans  la bouteille, 4 litres  seront  perdus;

Soit  vous  produisez  moins,  soit vous  agrandissez  le  contenu  de la bouteille.

Le monde universitaire a trompé notre jeunesse en refusant toute sélection comme elle se pratique depuis toujours en classe préparatoire et dans les grandes écoles.

Pourquoi?

la réponse s'impose d'elle même pour protéger les emplois des enseignants eux mêmes.
Le volume des étudiants n'étant que le prétexte à maintenir des filières pléthoriques quand tous savent que les formations n'ont aucun débouché professionnel.

En 1960  le  nombre  des  élèves   qui  passaient  les 1°  et 2°   Bac était  de moins de 7%  de la  classe  d'âge  soit moins  de 70 000. candidats  c'est  à dire  un peu  moins  aujourd'hui   que  le  nombre  de correcteurs à ce même  examen  qui  ne  comprenait alors   que 4 ou 5 filières  seulement.

Pour régler ce problème il importe aujourd'hui d'aider les PME à s'étoffer et donc à créer des emplois de cadres, car paradoxalement la FRANCE est le seul pays de l'OCDE qui compte 1% de ses entreprises à plus de 50 salariés (27 000 exactement) dont seulement 2000 disposent de plus de 500 salariés y compris celles du CAC 40 (qui au passage ont été vendues à des fonds de pension US depuis 1982, merci Monsieur FABIUS d'avoir ouvert le capital de ces fleurons Français aux actionnaires US,  en nous  faisant  perdre   au  passage le paiement  des impôts  (délocalisation    de  sièges) et  pire  encore  le  glissement  de 10%  de la masse  salariale  vers  les dividendes  des  actionnaires.)

L'avenir  de notre  jeunesse  s'écrit  donc  avec  deux  logiques  différentes. celle  des  élèves  les  plus  brillants qui  ont  eu  la  chance  de  suivre  les  filières  scientifiques et  ainsi pu accéder  aux  classes  préparatoires avant  d'intégrer  la  grande  école  de leur  choix.

Soit  moins  de 50 000  élèves  par  an, volume  qui  au passage  correspond  exactement  aux  besoins  d'encadrement   de nos  grandes  sociétés.

Puis  tous  les  autres  soit  près  de 230 000 jeunes  diplômés   par  an  au  minimum du niveau  de la  licence, où  seuls  les  scientifiques  et  les  tous  meilleurs  des  autres  filières  peuvent  espérer  accéder  un jour à un poste  de  cadre que  notre  économie n'offre  et n'offrira  jamais  en volume  suffisant  pour répondre  aux  attentes  des  étudiants  qui  sont  diplômés  dans  des  filières n'ayant  aucun  avenir  sur  le  marché  du travail.

Nous  pouvons  nous  étonner  de la  colère  de  tous  ces jeunes  diplômés, condamnés à galérer  dans  des  emplois  sans  correspondance  avec  leurs  qualifications.

mais  qui  leur  a menti? Qui  les  a laissé  s'engager  dans des  filières sans  avenir?

Quels  sont  les  enseignants   qui ont  eu  le  courage  de  dire  la vérité?

Quelques uns  comme certains  professeurs   de la sorbonne ont cependant  le  courage  de  dire à leurs  Doctorants   que   sur 10 étudiants  un  seul pourra  un  jour  espérer  obtenir  un poste  d'enseignant  et  que  tous  le  autres  s'ils  persistent  doivent  savoir  qu'ils n'obtiendront  jamais  aucun poste  universitaire  dans  leurs  filières.

Ils  doivent  savoir  qu'ils  suivront  des  études sans  aucun avenir  professionnel et  surtout s'interdire  demain  après 4 ou 5  ans de préparation  de  leurs  thèses de  demander  à  la  société  de  leur  fournir  un  emploi  en adaquation  avec  leurs  formations.

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13 décembre 2008

LA FIN de la politique de l'AUTRUCHE monsieur le président

Nous  écrivions  sur  ce  blog  en  août  dernier  un  appel  au  premier  ministre pour  qu'il  réponde  enfin à l'attente  de plus  en plus  urgente  des  plus  fragiles  du  pays.

fiche  aôut 2008

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/08/24/rentree-sociale-monsieur-le-premier-minis1.html

nous  annoncions  même l'avenir  certain  du  pays  au  cours  des 18 prochains  mois.

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/12/08/avenir-de-la-france-a-18-mois.html

Face  à une  situation  dont  les  effets  sont malheureusement inévitables, la  responsabilités  de  ceux  qui  exercent  aujourd'hui  le  pouvoir  ne  pouvaient   pas être  tenus  pour  seuls  responsables il  ya trois  mois.

rentrée  sociale  à hauts  risque août  2008

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/09/23/rentree-sociale-2008.html

La  situation  critique  de  trop  de  familles  Françaises  qui  survivent  à peine  depuis  des  années sont  trop  fragilisées  pour  absorber SEULES ce  que  chacun  sait  au  sein  des  cabinets  feutrés de nos  gouvernants.

L'article  du  conseiller  du  président Raymond  SOUBIE  est  fort  instructif à  ce  sujet.

extrait:

"La révolte ne gronde pas encore, mais elle a tout de même franchi à pas feutrés le seuil de l’Elysée. Excédés par un gouvernement totalement sourd à leurs revendications, les députés UMP ont fait part mercredi à Nicolas Sarkozy de leurs nombreux mécontentements. Vivement critiqué par l’aile la plus libérale de sa majorité, le chef de l’Etat s’est montré inhabituellement alarmiste, allant jusqu’à brandir le spectre d’une révolte populaire pour tancer les importuns. Au député Jean-Michel Fourgous, qui lui proposait une amnistie fiscale afin de rapatrier les capitaux évadés à l’étranger, Nicolas Sarkozy a très sèchement répondu : « Si j’étais assez dingue pour proposer à François Fillon une amnistie fiscale, on verrait ce qu’on verrait. Au nom du symbole, les Français peuvent renverser le pays. Regardez ce qui se passe en Grèce. » (Le Figaro)

Des paroles qui semblent faire écho aux craintes déjà exprimées par le chef de l’Etat début décembre lors d’une réunion consacrée à la crise économique, d’après Le Canard Enchaîné : « Nous allons vers une série d’affrontements sociaux, voire vers un affrontement social. Alors là, il faudra trancher : fera-t-on du Chirac (capituler à la première manif) ou du Thatcher ? » L’entourage du président confirme que ces inquiétudes ne sont pas que des effets de manche. Raymond Soubie, gourou de Sarkozy pour tout ce qui touche aux questions d’ordre social, est on ne peut plus clair : « En quarante ans de carrière, j’ai toujours refusé d’annoncer que le printemps ou l’automne serait chaud. Mais aujourd’hui, je pense que tout peut être chaud. » Et malgré l’avance des frimas de l’hiver, quelque chose nous dit qu’à l’Elysée, on n’a pas fini de transpirer…"

Si  chacun  peut  comprendre que  toute  augmentation  de  salaires  est  aujourd'hui  impossible  (voir  article  joint )

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/19/face-a-l-impossibilite-d-augmenter-les-salaires-que-peut-fai.html

Chacun  sait  aussi  que  des  millions  de  Français  seront  conduits aux  pires  extrémités  si  leur  avenir n'est  pas  éclaircis  par  nos  dirigeants  actuels.

La  relance  par  la  consommation n'est pas  seulement  illusoire mais  nécessaire  avant  qu'il ne  soit  trop  tard.

Il  est  parfois  nécessaire  au  cours  d'un  feu  de  forêt d'allumer  des  contre  feux afin   de lutter  efficacement   contre  le  feu  lui  même.

En  base 10,  deux  plus  deux  font  quatre, personne  de  sensé  ne  peut  le nier.

Mais  il appartient  aux  dirigeants  de  changer  de logique  pour répondre  aux  attentes  de  survie  du  peuple.

Changeons  de  base  et  les  résultats  deviendront  différents.

Nous  ne pouvons  augmenter  les  salaires  au  risque  d'accroître  le  nombre  de faillites  d'entreprises  et  donc  le  chômage  lui  même.

Augmentons  alors IMMÉDIATEMENT  de manière  très  ciblée le  pouvoir  d'achat   des  catégories  sociales  les  plus  fragiles.

mesures  qui  de  toute  manière  seront  légitimement  arrachées  par  le  peuple en détresse  si  le  gouvernement attend  encore, dans  quelques  semaines  il  sera  trop  tard.

Augmentons  de 50%  des  allocations  familiales avant  Noël

Rendons  gratuites  toutes  les  cantines  scolaires  ainsi  que  les transports  des écoliers.

Mettons  en place  un  dispositif  de  sauvegarde  de la  santé  d' un million  et  demi  de gamins  qui ne  sont  pas  couverts  par  les assurances  et les mutuelles   de leurs  parents.

Créons  un  fond  spécifique  provisoire  pour  compléter les  salaires  de  ceux  qui  subirons  le  chômage  technique, fond  provisoire qui sera  supprimé  dès le  début  de la  reprise  économique  (2011 ou 2012).

Rendons  l'espoir et  sa  DIGNITÉ   au  peuple maintenant  et  non  demain car  quand on  a faim aucun  être  humain  ne  peut  attendre.

Si  ces  mesures  de  bon  sens  étaient  prises  immédiatement  alors le  plan  de  sortie  de  crise  deviendrait  celui  de  tous  les  FRANCAIS sans  exception.

Plan  qui  devrait  coûter  au  pays  plus  de 15%  de  son  PIB  par  an  soit  au  minimum 150 à 200 milliards  d'euros durant  trois  ans  au  moins.

ne  soyons  plus  tétanisés  comme  des  poulets  devant  un  grillage, un  peu  de  courage

sans  oublier  la  promesse  du  président  des  FRANCAIS

              que  personne  ne  doit  rester  sur  le  bord  du chemin.

Rappel  de notes  antérieures  traitant  ce  sujet:

Crise  mondiale  chiche  monsieur  le  président:

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/12/06/crise-mondiale-chiche-monsieur-le-president.html

Conseils  aux  nouveau généralissime  chargé  de la guerre  économique

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/12/05/ump-ps-conseils-au-nouveau-generalissime-cherge-de-la-guerre.html

Crise  en  FRANCE  le  début  de la guerre  économique  totale:

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/30/crise-en-france-le-debut-de-la-guerre-economique-totale.html

Comment  préparer  l'avenir  de la  FRANCE

http://presidentielles2012projet.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/11/29/comment-preparer-l-avenir-de-la-france-ump-ps-modem-pcf-les.html

PME Françaises: le mal historique et...

gilles - Le malheur " historique et congénital " des PME Françaises Par tradition notre pays s'est toujours adapté à l'économie sous l'action...

Le 04/10/2008

http://www.cgpme.org/fichiers/1184941271_4633.pdf?PHPSESS...

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gilles - la mise en difficulté de nos quelques PME qui comptent plus de 100 salariés aura impérativement un impact encore plus douloureux sur...

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gilles - 08.09.2008AVENIR de l'EUROPE à 100 ans L'avenir de l'Europe s'inscrit impérativement dans le regroupement de l'ensemble des pays européens...

Le 28/10/2008

CRISE en FRANCE le retour au réel du...

gilles - L'annonce de plus en plus tardive des chiffres catastrophiques du chômage en septembre (pire que ceux annoncés en août mais bien...

Le 26/10/2008

PME élaboration vitale d'une politique efficace

gilles - additifs à la note du 07.10.2008PME pistes de réflexion pour l'élaboration d'une politique efficacPERSONNE ne peut plus ignorer aujourd'hui que...

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gilles - A quoi devons nous nous attendre? La crise financière "systèmique" comme disent les spécialistes et commentaires de tout poil, ne...

Le 06/10/2008

PME Françaises: le mal historique et...

gilles - Le malheur " historique et congénital " des PME Françaises Par tradition notre pays s'est toujours adapté à l'économie sous l'action...

Le 04/10/2008

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gilles - Une information sans doute infondée circule sur différents blogs depuis plusieurs semaines. Une banque Française serait menacée...

La catastrophe annoncée du commerce...

gilles - Reprise d'une note de mars 2008, rédigée bien avant la dure réalité qui nous attendra en fin d'année avec un déficit record et...

Le 03/10/2008

PME une catastrophe Nationale prévisible...

gilles - une catastrophe nationale le départ des patrons de PMEreprise d'une note du 24 06 2008CATASTROPHE NATIONALE possible avec le départ des petits...

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gilles - Le refus de l'Allemagne de souscrire au plan Français de relance de l'économie Européenne (dont plus personne assume la paternité)...

Le 03/10/2008

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gilles - Emploi et chômage en France" La brusque remontée du chômage ne doit étonner que ceux qui ne comprennent rien et surtout qui ne...

Le 30/09/2008

08 décembre 2008

FRANCE la crise: Quel plan B ?

Les  effets  de  la  crise  économique  sont  à peine  perceptibles  comme  le  grand  calme  qui  précède  toujours  les  tempêtes.

L'article  prémonitoire  de  Jacques  ATTALI  publié  sur  son  blog  voir  lien  ci  dessous donne certaines  clés  pour  comprendre les  trois  ou quatre  prochaines  années.

http://www.attali.com/fr/index.htm

Il appartiendra  aux  politiques  dont  le  rôle  est d'expliquer aux  Français comment  ils  envisagent de  les  protéger  tous  sans  exlcusive  de  proposer des  mesures que  chacun pourra  et devra  comprendre  afin  d'y adhérer sans  retenue. 

PLANS B

L'auteur

Jacques ATTALI

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     Dans la crise qui commence, tout est possible, même le pire. On ne peut même pas exclure que la récession, inévitable, se transforme dans certains pays en dépression. C'est-à-dire qu’au lieu d’avoir une décroissance de  1% en 2009, on plonge jusqu’à moins 10 ou moins 20  %.

Impensable ? C’est pourtant ce qui est arrivé au Japon au début des années 90. C’est ce qui se passe déjà, dans certains secteurs,  (comme le logement  et  l’automobile) dans certains pays, (comme

la Grande

Bretagne

, l’Espagne ou les Etats-Unis).

Comment s’en prémunir ? Dans les entreprises, chacun doit se préparer à ce qui se passerait si le chiffre d’affaires baissait de 20% et mettre en place un plan B, coupant les couts, en particulier d’investissements.

De même, les ménages doivent se préparer à une baisse 10 ou 20% de leurs revenus et pour cela, leur plan B, sera de  consommer moins. Les banques, s’attendant à une telle évolution, réduiront d’au moins 20% leurs crédits à la consommation, au logement, et au fonds de roulement des entreprises.

La nécessité de ces plans B, encore non dite, va bientôt s’installer comme une pratique générale. Avec deux conséquences : moins les gens consomment, moins les entreprises auront de chiffres d’affaires ; moins les entreprises investissent, moins les gens auront de travail. Autrement dit consommer moins, c’est détruire son propre emploi. Autrement dit encore, la prudence créera la crise : la mise en œuvre du plan B créera sa nécessité. 

Il faut donc, pour en sortir, oser consommer, et même à long terme, oser s’endetter : les immenses masses financières qui ont été injectées dans l’économie mondiale , transférant la dette des ménages sur les Etats, sans aucune contrepartie réelle, ne peut que conduire à une augmentation de la masse monétaire et donc, à moyen terme, malgré tous les efforts des banques centrales, et malgré la récession, à une inflation majeure, qui permettra d’ éliminer les dettes excessives accumulées par les ménages , les entreprises et les Etats . 

Les perdants seront alors ceux qui ne se seront pas endettés. Les gagnants seront ceux qui auront su, avec sang froid, consommer et s’endetter à taux fixe pour acheter des biens  rares, (fonciers, immobiliers, artistiques ou technologiques), et qui auront les moyens d’attendre les cinq ou dix ans nécessaires au déclenchement de l’inévitable inflation. Ceux-là seront les vrais vainqueurs de la crise, dont ils auront par ailleurs aidé à réduire la profondeur :

  Oser, et la crise disparaitra.

j@attali.com

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05 décembre 2008

SITUATION de la FRANCE en décembre 2009, pilitique fiction

Où en sera la FRANCE en décembre 2009?

Scénario certes catastrophe, mais qui doit être pris en compte par nos dirigeants afin de préparer utilement le pays à la sortie de cette crise à l'horizon 2012 ou plus certainement 2015.

        L'évolution de  l'économie  mondiale ne  s'est  pas conformée  aux  demandes  du  G 20  particulièrement  divisé  sur les  règles à  établir.

Conformément  aux prévisions  de  certains  sans  doute  moins  naïfs  que  les  théologiens d'une  finance  régulée, les  paradis  fiscaux  qui  détiennent  plus  de 20 000 milliards  de  dollars ont  été  écartés   de  tout  contrôle  et  de  toute  transparence.

Les  aides  massives  accordées  par  le Gouvernements  des  USA auprès  de  son industrie  automobile n'aura cependant  pas  pu  éviter  une  purge  massive  de  plus  de 50%  des  effectifs de  cette  industrie.

Les  fermetures  en  cascade  de  dizaines et  voir  de  centaines  d'entreprises  de  par  le  monde ont  eu  pour  conséquence, le  licenciement  de  près d'un  million  de  salariés  et  de  plus  de 5  millions au  sein  des  entreprises  qui  sous  traitent  cette  industrie.

La  constitution  de  stocks  fabuleux ajoutés à  la  mise  sur  le  marché  de véhicules  Chinois  et  INDIENS à  moins  de 5000€ repose  la  question de  la  protection  de  nos  frontières  et l'instauration  de  droits  de  douanes  pour  protéger  nos  emplois résiduels.

Le  Plan  Français  à  cet  égard, s'il a bien  permis  une  certaine  forme  de  relance  de la  vente  de véhicules  neufs  et  moins polluants  marque  cependant l'ignorance  des  réalités,  car  seules  les  marques  étrangères US  et Chinoises  ont  tiré  parti  de  cette mesure.

En  effet les  prix  des  véhicules  en  stock a  été  avec  l'aide  du  gouvernement  US  divisé  par plus  de 60%  afin de  parvenir  aux  prix  pratiqués  en CHINE  et  en  INDE.

La  conséquences  de  cette  mesure  sur  le  long  terme se  traduira  par  une  automatisation   complète  des  chaînes  de  production  US   et  la  suppression  totale  des  salariés.

Seule  cette  mesure  draconienne permise  par  les  licenciements  récents  permettra  à l'industrie  Automobile  des  USA  d'affronter demain  le  marché  mondial  et de  reprendre  sa  place  de leader  avec  des  produits  plus  conformes  à la  demande  en  s'adaptant à  la  concurrence  tout  en supprimant   totalement  les  coûts  de main d'oeuvre.

Le  rachat  des  brevets  détenus  depuis 10  ans  par  la  marque TOYOTA concernant  les  voitures  hybrides  et  propres , par une  fusion  de  ces  grands  groupes,  leur  assurent une  avance  technologique  incroyable garantie  par  la  maîtrise  des  marchés  et la  non  concurrence  liée  aux brevets  durant  10  ans.

Toute  l'industrie Automobile  Européenne  se  retrouve  de  facto  hors  champ  commercial  dans  cette  nouvelle guerre  économique  que  les  états  se  livrent pour  assurer  leur  propre  survie.

La  seconde  crise  financière  déclenchée  au  cours  de l'été  2009  consécutive  aux  tensions  provoquées  par  les  frappes  israéliennes sur  les  sites nucléaires  de l'IRAN aura  vu l'envolée  du  prix  du  baril  qui  dépassera  les 300 $   avant  de  se  stabiliser à 150$  en  fin d'année.

Cette  seconde  crise  financière  aura  vu  l'Europe  et  surtout  la  FRANCE  perdre le  contrôle  de plus  de 90%  de ses  quelques  multinationales  déjà  contrôlées par  les  USA  à plus  de 50%  depuis 1982.

Les  pays  européens  et  donc  la  FRANCE  ayant   déjà  abaissé  leurs  taux  directeur  à  moins  de 1%  pour  s'aligner  sur  les  mesures  de  relance  des  USA se  trouveront  au  cours  de  l'été 2009  confrontés à un  manque  total  de liquidités déjà totalement  engagées  fin 2008  (et  à  crtédit  pour  ce  qui  concerne  les  pays  les  plus vulnérables  dont  la  FRANCE).

La  contraction   des  activités  de  plus  de 40% dans  certains  secteurs  se  traduira  alors  par les licenciements  massifs  consécutifs à un  volume  de faillites  d'entreprises  jamais  atteint  dans notre  histoire.

La  faillite  de  certaines  banques  Européennes au  cours  de l'été 2009,  que  les  états  ne pourront  plus  sauver  amplifiera  le  phénomène  alors  même  que  des  soulèvements  populaires monstres déstabiliseront nos  vieux  pays.

Les  prix  agricoles ne seront  plus  protégés  part  la  PAC ni  les  subventions  accordées  à l'export  par  la CEE.  Décisions  obtenues  par le  G 20 à l'encontre  du  protectionnisme agricole de l'Europe  et  des  USA.

Les  réductions  massives  des  aides  de  la  PAC  cumulées  aux  prix  du  pétrole  et  à  ceux  dérivés  de tous  les  produits nécessaires  à une  agriculture  intensive  (engrais) frappera  de  plein  fouet  l'agriculture  Française  du  fait  que  l'état  ne  disposant  d'aucune  marge  financière  ne  pourra  suppléer les  manques  de  subventions.

La  crise  qui  était  encore  présentée  en 2008  comme  passagère  et  pouvant  être jugulée  en  moins  de 30 mois, montrera  alors  son  vrai  visage que nos  dirigeants  avaient  refusé d'imaginer et  surtout  d'admettre.

2009  marquera  le  début  réel  de  cette  crise  que  tous  les  économistes  considèreront  alors  comme  la véritable  mutation  du  monde  et  dont  la  fin ne  pourra  être  envisagée  qu'avant 2012 voir 2015.

L'inflation déclenchée  par  les  USA  et  les  dévaluations  continuelles  permettront  à  ce  pays  qui  représente  encore 25%  du PIB  mondial d'éponger  sa  dette en la  diffusant  dans  toutes  les  économies  du  monde  à l'image   des sub  primes  de 2006  et 2007.

La nouvelle  donne  économique  qui  aura  permis la consolidation  des  plus  grands  groupes  mondiaux marquera l'avènement  d'une  guerre  économique  à outrance  condition même  de la  suprématie  et  la  survie  de  certains  pays.

Face à cette  rupture, la  France  se  retrouvera  avec  ses  quelques 2000  sociétés  de  plus  de 500 salariés qui  seront  entièrement  passées  sous  contrôle US, sans  aucun  moyen  d'exister dans  le  monde et  tout  particulièrement  à l'export.

Les  micro  entreprises  résiduelles  de moins  de 50 salariés  qui représentera  comme  aujourd'hui plus  de 99%  de  son tissus  économique lui interdiront  l'accès  à l'export  et la  condamnera un   long  déclin par  manque  d'adaptation  aux  réalités  économiques  du  monde  en pleine mutation.

la  réorganisation  de  l'état  et la suppression  de  deux  millions  d'emplois  au  sein  de la  fonction publiques imposée  par l'absence  définitive  de  ressources  financières liées au démantèlement  de nos  entreprises  tombées  en  faillite  et  incapables  d'affronter  l'export marquera alors  la mutation  du  pays  et  le  départ  définitif de  ceux  qui  auraient seuls  été  en mesure  de créer  les  entreprises seules capables  de  créer  des  emplois  et  de  financer  par  leurs  impôts  le  fonctionnement  de l'état  et le paiement  de toutes nos  prestations  sociales.

Souhaitons  simplement  que  ce  scénario  catastrophe ne  se  réalise  pas  et  que  des  mesures  de bon  sens  soient  enfin mises  en place non pas  fin 2009 mais  dès  à présent.

1/ préparer  la  sortie  de  crise  avec  un tissus  de  sociétés  (PME) capables d'affronter   l'export

en 2012. (au  moins 300 000  entreprises  de  plus  de 50 salariés  contre  les 27 000  d'aujourd'hui)

2/ reprise  du  contrôle  du   capital  de  toutes nos  multinationales   et  relocalisation impérative  des  sièges  en FRANCE.

3/ instauration  d'une  participation  citoyenne  des  salariés obligatoire  à hauteur   de 30%  du  capital  de  toute  entreprise  présente  en FRANCE.

4/ Accompagnement  réel  des  PME  Innovantes  et  protection   des brevets  par  l'état  lui  même.

5/ Relance  ciblée  sur  les  plus  démunis, sans  augmentation  de  salaire qui démultiplierait  les  faillites  des  entreprises,  mais  par  un  doublement   des  allocations  familiales ainsi  que  les  minima  sociaux (par  emprunts  d'état)

Posté par gillesgamba à 19:29 - politique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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