mensonges des candidats dans la campagne présidentielles
le courage d'éric besson induiranécessairement la mêmeVERITEchez NICOLAS SARKOZY
M. Besson déplore enfin que le PS n'ait pas "de réponses claires" notamment sur "les 35 heures, le financement des retraites et de la protection sociale, la progressivité de l'impôt, le nucléaire".: Eric Besson, qui a démissionné le 14 février de son poste de secrétaire national du PS, a annoncé mercredi sa décision de quitter son parti et de renoncer à se représenter aux législatives de juin, mettant en cause "des proches" de Ségolène Royal. Ségolène Royal a refusé mercredi de commenter la décision d'Eric Besson, l'ex-responsable du secteur économique du PS, de quitter le Parti socialiste. "Je ne veux faire aucun commentaire", a simplement déclaré Mme Royal sur France Info. Eric Besson a indiqué qu'il "allait réfléchir" pour savoir s'il votera ou non en faveur de Ségolène Royal pour la présidentielle. Interrogé lors d'une conférence de presse, sur son vote le 22 avril, le député de la Drôme a répondu : je vais y réfléchir, j'ai le temps maintenant". "J'essayerai de continuer de participer au débat national", a-t-il dit. Eric Besson, qui avait déjà démissionné le 14 février de son poste de secrétaire national du PS, a déclaré que depuis il "n'avait pas fait d'offre de service et pas reçu de propositions de la part de Nicolas Sarkozy ou François Bayrou". "Je les respecte l'un et l'autre", a-t-il dit. Dénonçant des "bugs manifestes" dans la campagne de Mme Royal, il jugé que "l'amateurisme n'était pas de mise", en citant l'exemple de la politique énergétique. Conférence de presse d'Eric Besson le 21 février 2007 à Paris
"Je n'ai jamais quitté un navire en difficulté.
Au demeurant, je ne sais pas si le navire est
en difficulté. Il y a des difficultés de campagne,
mais l'idée que le navire s'échouerait à la
fin ne paraît absolument pas acquise",
a-t-il poursuivi. Bien qu'ayant
"une vision complexe, mitigée de ce
que représente Ségolène Royal",
M. Besson a affirmé "ne pas sous-estimer"
les qualités de la candidate socialiste,
notamment sa "combativité".
"Rien ne dit qu'elle n'aura pas les ressources
internes pour surmonter les difficultés
qu'elle est en train de connaître",
a conclu Eric Besson.
Il a confirmé qu'il ne se représenterait
pas aux législatives dans la Drôme parce
qu'il ne "voulait, ni ne pouvait" faire campagne
contre ses "amis et les militants" PS. "
Je vais me consacrer à mon mandat de
maire (de Donzère, Drôme, ndlr)
et après, comme on dit chez moi, Inch' Allah",
a affirmé M. Besson, qui est né au Maroc.
"Je souhaite vous expliquer pourquoi j'ai décidé
de quitter le Parti socialiste après avoir (...)
voulu quitter seulement sa direction nationale,
pourquoi je ne me représenterai pas aux élections
législatives (...)", affirme l'ex-responsable du secteur
économique du PS dans un texte qu'il devait
remettre aux journalistes. M. Besson, un proche
du premier secrétaire François Hollande mais qui
avait souhaité la candidature de Lionel Jospin en 2007,
souligne qu'il quitte "à grand regret" le PS et
déplore que sa démission la semaine dernière ait
suscité "autant de bruit".
François Hollande et Eric Besson le 23 novembre
2004 au siège du PS à Paris
AFP/Archives - Pierre Verdy
Sortant d'une semaine de silence, le député de la Drôme
déclare que "sont à l'origine directe" de son départ
du PS "ceux qui ont cru devoir toucher" à sa vie privée
en évoquant "de prétendues difficultés conjugales
et familiales qui pouvaient expliquer (sa) supposée +déprime+".
Il met en cause à ce sujet l'entourage
de la candidate socialiste Ségolène Royal.
"Sans les attaques personnelles dont j'ai été victime
de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur
dans cette campagne auprès de la candidate
et, en dépit de mon analyse (de la situation au PS, NDLR),
je serais revenu. Mais (...)
le combat politique n'autorise pas tout, surtout
dans son propre parti", écrit-il.
M. Besson, qui affirme qu'il n'a "pas consulté
Lionel Jospin" avant de quitter le parti,
avait, le 14 février, justifié sa démission
du secrétariat du PS par "des raisons personnelles".
Il indique que cette décision faisait suite à
"une altercation" avec M. Hollande, née des "hésitations
et revirements permanents d'une stratégie de réplique
(à la droite) sur le chiffrage" des projets présidentiels.
Compte-tenu d'une "marge de manoeuvre financière
limitée", observe au passage M. Besson,
"les projets actuels, ceux de tous les partis
et de tous les candidats, sont trop onéreux e
t leur coût réel est sous-estimé".
Il affirme aussi qu'il "n'adhère pas à la façon dont
est conduite la campagne de Ségolène Royal". "J'aurai connu la phase que la candidate qualifie d'+autogestionnaire+.
D'autres vont avoir le bonheur de connaître la phase rationnelle",
écrit-il, Mme Royal ayant annoncé une réorganisation
de son équipe. Il critique la "déconnexion"
entre le siège du PS et la permanence de Mme Royal,
le "rôle excessif et souvent nocif de +conseillers+ (...),
l'absence de lieu d'arbitrage (...)".
Désignant nommément Lionel Jospin, Dominique
Strauss-Kahn et Laurent Fabius, le député de la
Drôme qualifie de "funeste erreur" la "mise à l'écart de ceux
qui ont, à gauche, le mieux dirigé la France".
M. Besson déplore enfin que le PS n'ait pas
"de réponses claires" notamment sur "les 35 heures,
le financement des retraites et de la protection sociale,
la progressivité de l'impôt, le nucléaire".